‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 204 sur 237 · Vovez les Mémoires, p · texte numérisé non relu

Vovez les Mémoires, p

11. Le comte de Saint-Paul (voyez ci-dessus la note 5) était alors chez la princesse Palatine : voyez le Journal des Savants, avril i853, p. 287, note 5.

13. Honteux, au masculin, par feinte, quoique la suite semble

26o LETTRES.

gc fatigues que je vous donne, et cela mêle une vraie amertume dans le plaisir que me donne la manière dont vous agissez pour moi. Je vous jure au moins que ces bontés font leur effet, et un elfet si tendre, dans mon cœur, qu'il me donne plus à vous que je n'ai jamais été à moi-même ; et je suis ravi d'y être autant par obligation que j'y ai été d'abord par inclination, et d'y être enfin par une union si ferme qu'il n'y ait que la seule mort qui la puisse détruire ^^

bien trahir le sexe. On verra que, dans la lettre suivante, Mme de Longueville se cache sous le nom de M. du Val: voyez ci-dessus, dans la note préliminaire de cette lettre, prié; et ci-après, note i3, ravie, échappé par mcgarde, à moins que ce ne soit une faute du copiste, dans la lettre à la Palatine.

i3. Dans la lettre à la Palatine, où celle-ci était incluse, on lit ces deux passages (Manuscrit Clairamhault /Jôo, p. 172 et i^S) : « Je suis ravie de l'intelligence des frères de Mme de Longueville avec

la bonne princesse Palatine Je n'ai pas moins de joie de la

satisfaction que Monsieur le Prince et M. le prince de Gonty témoignent pour ce pauvre M. Hesmond (Rochef.), car enCn c'eût été une chose bien cruelle, s'ils ne lui eussent pas fait justice. » Et plus bas : « Il (Montreiiil) pourroit beaucoup nuire à Rochefoucaut auprès des deux filles" de Belinde qui sont allées en province ensemble. Nous pouvez bien, je pense, savoir les sentiments de Solon là-dessus, et essayer de lui en imprimer de bons pour Rochefoucaut ; enfin cela me paroît nécessaire. » — V. Cousin remarque, à ce sujet, dans le Journal des Savants (avril i853, p. 282), que la duchesse s'efforce d'acquérir à la Rochefoucauld la confiance de ses frères et surtout celle de Gondé. « On sait, dit- il, que celui-ci avait vu de très-mauvais œil la liaison de sa sœur avec la Rochefoucauld, pour lequel il n'avait aucun goût ; aussi Mme de Longueville recommande-t-elle avec instance à la princesse Palatine de faire en sorte que Montreuil, chargé de la correspondance avec les prisonniers, et qui leur rendait compte de tout ce qui se passait, porte à leur connaissance les services de la Rochefoucauld. «

a En marge : « Je crois qu'elle veut dire : Messieurs les Princes. » Ce n'est pas douteux. Je crois que est de trop.

i3. - — [la duchesse de longueville au duc I 65o

[Stenay,] 16 décembre i65o.

J'appris hier la mort de Madame la Princesse ' et aujourd'hui la défaite de M. de Turenne"^, et que l'on croit que le Cardinal va assiéger Stenay ^. Vous pouvez juger ce que l'amitié que j'ai pour la pauvre Mme de Longueville fait en moi en apprenant ces horribles malheurs. Tout de bon, j'ai senti ces nouvelles persécutions que la fortune lui fait, avec des sentiments un peu criminels et un peu révoltés contre ma patrie. Elle me le pardonnera, s'il lui plaît, et excusera si ma tendresse pour cette malheureuse princesse, réduite à la dernière extrémité, l'emporte sur l'amour que je dois avoir pour mon pays. Mais*, pour quitter un discours si touchant et si peu propre à vous faire, puisque vous n'êtes de rien et que votre profession vous défend les partialités, soit d'un côté, soit d'un

Lettre i3. — Revue sur une copie conservée à la Bibliothèque nationale, Manuscrit Clairambault 460, p. 20i-2o3. En tête, d'une autre écriture, également ancienne, se trouve cette mention : « Pour M. Hesmond { Roche f.^ M* de Long. » Cette lettre a été, comme la précédente, publiée par V. Cousin dans le Journal des Savants, avril i853, p. 238.

1. La princesse douairière de Condé était morte le 2 décembre, à Chàtillon-sur-Loing. Voyez les détails que donne à ce sujet Mme de Motteville dans ses Mémoires, tome III, p. 2/(i-2^5.

2. Sur la bataille de Rethel, livrée le i5 décembre, c'est-à-dire la veille même du jour où Mme de Longueville écrivait cette lettre, voyez les Mémoires, p. 2i5 et 216; et ci-dessus, p. 43, la note !\ de la lettre i5.

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