Var. : Le caprice de l'humeur. (Manuscrit.) — \oyez les
5o RÉFLEXIONS OU SENTENCES
L'attachement ou l'indifférence que les philosophes avoient pour la vie n'étoit qu'un goût de leur amourpropre, dont on ne doit non plus disputer que du goût de la langue, ou du choix des couleurs1, (éd. i*.)
Notre humeur met le prix à tout ce qui nous vient de la fortune 2. (éd. 2.)
XLVJII
La félicité est dans le goût, et non pas dans les choses ; et c'est par avoir ce qu'on aime qu'on est heureux, et non par avoir 3 ce que les autres trouvent aimable.
(ÉD. I*
maximes ^7, 61, 252, 290, Ô25, la note de la maxime 3go, et la 10e des Réflexions diverses.
1. Var. : Le désir de vivre ou de mourir sont des goûts de /'amourpropre, dont il ne faut non plus disputer que des goûts de la langue, ou du choix des couleurs. (Manuscrit.} — L'attachement ou l'indifférence pour la vie sont des goûts de Tamour-propre, dont on ne doit non plus disputer que de ceux de la langue, ou du choix des couleurs. (i665.) — L'attachement ou l'indifférence pour lavie, qu'avaient les philosophes, n'étoit qu'un goût de leur amour-propre, dont on ne doit non plus disputer que de ceux de la langue, etc. (1666.) — Il est probable que celte pensée, sous sa première forme, n'avait pas paru assez chrétienne ; aussi l'auteur l'a-t-il mise au compte des philosophes païens. — Rapprochez des maximes 21, 22, a3 et 5o4. — Vauvenargues (p. 79) : « L'amour-proprc n'empêche pas qu'il n'y ait, en toutes choses, un bon et un mauvais goût, et qu'on n'en puisse disputer avec fondement. »