Voyez les maximes 336, 348, 371, 553 et
3. La Bruyère pense (du Cœur, n° 29, tome I, p. 2o3) qu'un violent amour sans délicatesse (jnot qui exprime pour lui une sorte de jalousie) est un paradoxe, et la Rochefoucauld va reconnaître (maxime 371) que, dans ce cas, l'amant ne peut imputer qu'à luimême son aveuglement. — La Bruyère ajoute (ibidem) : « Le tempérament a beaucoup de part à la jalousie, et elle ne suppose pas toujours une grande passion. » — Voyez les maximes 348, 553 et 557.
4. Var. : Il est souvent des bonnes qualités comme des sens : ceux qui ne les ont pas ne s'en peuvent douter. (Manuscrit.') — Voyez les maximes 265, 375 et 6a3.
La Rochefoucauld, i ii
i64 RÉFLEXIONS OU SENTENCES
CCCXXXVHI
Lorsque notre haine est trop vive, elle nous met audessous de ceux que nous haïssons '. (éd. 3*.)
CGGXXXIX
Nous ne ressentons nos biens et nos maux qu'à proportion de notre amour-propre2, (éd. 3.)
L'esprit de la plupart des femmes sert plus à fortifier leur folie que leur raison3, (éd. 3.)
CGCXLI
Les passions de la jeunesse ne sont guère plus opposées au salut que la tiédeur des vieilles gens4, (éd. 4*-)
i. Var. : La haine met au-dessous de ceux que l'on hait. (Manuscrit.) — Cette première version eût donné satisfaction à Aimé-Martin, qui répond (p. 108) à la maxime définitive : « Elle (la haine) produit toujours cet effet ; le degré n'y fait rien. »
2. « Je voudrais, dit Aimé-Martin (p. 109), que le duc de la Rochefoucauld pût me dire quel secours il tirait de V amour-propre pour adoucir les tortures de la goutte, et comment cette passion vint à son aide, lorsqu'en 1672 il apprit, en un même jour, qu'un de ses fils était mort au passage du Rhin, un autre blessé, et que la cour pleurait la perte du jeune duc de Longueville ? » — Voyez les maximes 46 4 et 528.