Voyez l'Avertissement, en tête du présent volume
(a) Le Journal des Savants donne en effet les commencements des sept Réflexions, excepté de la quatrième (notre numéro 2), pour laquelle la citation ne commence qu'à notre second alinéa (p. 28a).
éditeurs de 1781 n'en ont-ils donné que sept, laissant les douze autres à l'écart? La note suivante, qui se trouve en tête du volume manuscrit1, donne d'assez bonnes raisons de ce choix et de cette exclusion :
« Ce manuscrit contient divers opuscules 2 non imprimés de l'auteur des Maximes ; ils sont écrits de la main de ses secrétaires et corrigés de la sienne en quelques endroits. Ils sont antérieurs au livre des Maximes, car on y trouve quelques pensées qu'il a employées dans ce dernier ouvrage, presque sans aucun changement3, et d'autres qu'il a réservées pour les présenter avec plus de force et plus de précision. Il est même vraisemblable que ce recueil est en grande partie l'ouvrage de sa jeunesse, car parmi plusieurs morceaux où l'on reconnoît l'élégance, la finesse et la profondeur qui caractérisent l'auteur des Mémoires et des Maximes, on en trouve d'autres foibles, de petite manière, et quelquefois de mauvais goût. Il est peut-
1. Cette note, non signée, est d'une écriture du siècle dernier ; peut-être est-elle d'nn bibliothécaire ou archiviste de la maison de la Rochefoucauld ; mais on peut l'attribuer avec autant de vraisemblance à l'éditeur de 1781, qui, nous le répétons, est, selon toute probabilité, l'abbé Granet (voyez ci-dessus, p. 271, note 2). Il est à noter, en tout cas, que les sept morceaux désignés comme dignes de l'impression sont précisément ceux que le compilateur a publiés.