Voyez la fin du livre VI de l'Iliade d'Homère
5. Codrus, dernier roi d'Athènes, ayant appris de l'oracle que, dans la guerre des Ioniens contre les Athéniens, la victoire demeurerait à celui des deux peuples dont le chef serait tué, se dévoua volontairement, en se jetant dans la mêlée, « travesti sous l'habit d'un soldat. »
6. On sait que ce jeune Romain, pour combler un gouffre qui s'était ouvert au milieu du Forum, s'y précipita à cheval et tout armé.
7. Voyez le traité des Devoirs de Cicéron, livre III, chapitre xxvn.
8. Ceci répond particulièrement à la septième strophe de la Motte. Le « héros
4l£ APPENDICE.
La sage abeille inquiétée Avertit sa troupe écartée Dans les prés voisins du hameau , De la république légère Le tumultueux mouvement Et le confus bourdonnement Marquent sa crainte ou sa colère.
Mais qu'on écoute; c'est Minos ; Je reconnois son air terrible :
« Quel attentat, dit-il, a pu de ces héros
Troubler la demeure paisible ?
Respecte-t-on si peu leur gloire et leur repos ?
Rassurez-vous, Mânes illustres ;
En vain on vous dispute un rang Acquis par vos travaux, payé de votre sang
Révéré depuis tant de lustres :
Quand les foibles mortels entendent raconter
De vos faits l'étonnante histoire,
La peine qu'ils ont à la croire
Vient de leur peine à l'imiter,
Et le comble de votre gloire
Est qu'ils en paroissent douter.
Des vertus la troupe céleste Est l'unique présent qui soit digne des Dieux ;
Sans elle, aux mortels odieux
La lumière seroit funeste, Qu'elles ne craignent rien de cet aimable auteur Qui semble les bannir de la nature humaine :
L'enthousiasme de sa veine
Est désavoué de son cœur ;
Nous l'avons appris de lui-même.
Ne suivoient-elles pas l'appareil de son deuil,
Lorsque de ce guerrier ' qu'il aime De tant de rares fleurs il orna le cercueil ?
modeste » de Pline, c'est l'empereur Trajan, dont il a exalté les vertus dans un pompeux discours. Voyez ce qui est dit de la modestie de ce prince au chapitre iv de ce Panégyrique.
i. « M. de Roquelaure, » disent en note les Mémoires de Trévoux; on trouve en effet, au tome I des Œuvres de la Motte (p. 376-380), une ode intitulée : l'Ombre du marquis de Roquelaure. Le titre de marquis indique assez qu'il ne s'agit pas du dernier duc de Roquelaure (Gaston-Jean-Baptiste- Antoine), qui ne mourut d'ailleurs qu'en 1732, sept ans après la Motte luimême, mais probablement de son oncle Jean-Louis comte de Beaumont, puis marquis de Boquelaure, lorsque Gaston, son neveu, devint duc. Le P. Anselme et Moréri ne sont pas clairs en ce qui concerne la généalogie des derniers Roquelaure; il est vrai qu'il était assez difficile de s'y reconnaître, car le premier maréchal de ce nom, père de Jean-Louis dont nous parlons, avait laissé dix-huit enfants, dont neuf fils.
APPENDICE. 4i5
Quand un auditeur qui le loue D'un modeste incarnat voit colorer sa joue, Y voit-il l'amour-propre, y connoît-il l'orgueil ? Ah ! mortel, si ta seule affaire Est de t'aimer et de te plaire, A remplir bien ou mal cet injuste devoir Tu ne peux mériter ni peine, ni salaire ; Et de mon tribunal trop doux ou trop sévère Il faut abandonner l'inutile pouvoir.