Voyez la note de la page
i8 APPENDICE DU TOME I.
désir, le plus souvent, est »; « Quant à celui qui est conseillé1, il »; « d'un zèle ardent et déintéressé [sic) », et « de sorte que son conseil lui devient plus propre ».
Ms. aut. — La plus déliée de toutes les finesses est de savoir bien faire semblant de tomber dans les pièges que l'on nous tend; on n'est jamais si aisément trompé que quand on songe à tromper les autres.
Ms. ifî63. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette variante : « est de faire semblant de tomber ».
Edit. i664- — Conforme à la copie de i663.
Ms. aut. — La coutume que nous avons de nous déguiser aux autres, pour acquérir leur estime, fait qu'enGn nous nous déguisons à nousmi'mes.
Ms. ifif>3. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette faute : « qu'enfin nous nous déguisons nous-mêmes. »
Ms. aut. — La foiblesse fait commettre plus de trahisons que le véritable dessein de trahir.
Ms. i663. — La foiblesse fait connoître [sic) plus de trahisons que les véritables desseins de trahir.
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe.
Ms. aut. — On fait souvent du bien pour pouvoir faire du mal impunément.
Ms. aut. — Rien n'est si dangereux que l'usage des finesses, que tant de gens d'esprit emploient communément ; les plus habiles affectent de les éviter toute leur vie, pour s'en servir en quelque grande occasion et pour quelque grand intérêt.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette variante : « les plus habiles affectant de les rejeter toute leur vie, pour s'en servir en quelque grand intérêt. »
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette variante: « dans quelque grande occasion ».
1. Faut-il lire : « qui est conseiller », ou « qui est consulté »? Plutôt, ce semble, « qui conseille », ce qui est la leçon du manuscrit autographe, de la copie de iG63, et des éditions de ibG5-io;8.
TROIS ANCIENS TEXTES DES MAXIMES. ig
Ms. aut. — Comme la finesse est l'effet d'un petit esprit, il arrive quasi toujours que celui qui s'en sert pour se couvrir en un endroit, se découvre en un autre.
Ms. i6t>3. — Conforme au manuscrit autographe.
Edit. 1664. — Comme elles1 sont l'effet d'un petit esprit, il arrive quasi toujours que celui qui s'en sert pour se courir (sic) en un endroit, se découvre en un autre.
Ms. i663. — Si on étoit assez, habile, on ne feroit jamais de finesses ni de trahisons.
Edit. 1664. — Chacun pense être plus fui que les autres-, et si l'on étoit habile, on ne feroit jamais de finesses ni de trahison.
Ms. \ut. — La subtilité est une fausse délicatesse, et la délicatesse est u»e solide subtilité.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette variante: < une subtilité solide. »
Edit. 1664. — Conforme à la copie de i663.
Ms. aut. — On est sage pour les autres; personne ne l'est assez pour ■soi-aiême,
Ms. aut. — Chaque homme n'est pas plus différent des autres hommes qu'il lest souvent de lui-même.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe. Edit. i664- — Conforme au manuscrit autographe.
Ms. AtT. — Quand la vanité ne fait point parler, on n'a pas envie de di e grand'chose.
Ms. 1 66 3. — Conforme au manuscrit autographe. Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe.
1. Pour « Comme les finesses ». — Cette maxime et la précédente se suivent immédiatement dan* cette édition, ainsi que dans toutes celles qu'a publiées l'auteur et dans nos manuscrits.
2. Voyez ci-après, p. 3q, la maxime cccxcrv et la note qui s'y rapporte,
2o APPENDICE DU TOME I.