‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 448 sur 469 · Voyez la section II de Y Appendice, ci-dessus, p. 5i · texte numérisé non relu

Voyez la section II de Y Appendice, ci-dessus, p. 5i

3. Ce titre est écrit de la main dudit duc de Liaocourt, depuis duc de la Rocheoucauld, grand-père du possesseur actuel. Mme de Castellane, en premières noces

duchesse de la Bochefoucauld, possédait ce manuscrit par suite de l'abolition des substitutions. Jusqu'à elle, il avait toujours appartenu, comme faisant partie de la substitution, à l'aîné de la famille.

Sur le premier des feuillets qui suivent les 19 arrachés on lit, d'une écriture et d'une orthographe anciennes, l'avertissement suivant : a Manuscrit A. — Ce manuscrit coutenoit originairement trois ouvrages, dont le premier, écrit de la main du secrétaire de M. le duc de la Rochefoucauld, occupoit une vingtaine de feuillets, qui ont été arrachés, comme on peut le voir ci à côté.

« Le second ouvrage, contenant 21 pages, et écrit de la même main, est le petit morceau, intitulé dans les Mémoires imprimés : Mémoires de la régence a" Anne (F Autriche , etc. La seule observation qu'il y ait à faire sur ce morceau, c'est que, depuis, l'auteur l'a totalement refondu, comme on peut le voir dans les Mémoire* non imprimés, volume D1.

« L>- 3e ouvrage, écrit de la main de l'auteur même, est un premier brouillon des Maximes. Il en est peut-être d'autant plus précieux. On aime à voir les premières pensées d'un écrivain de génie, comme les premières esquisses d'un grand peintre. On trouve ici des pensées foibles que l'auteur a retranchées. On en trouve de foiblement exprimées qu'il a resserrées* et rendues avec plus d'élégance ou plus de force. Quelques-unes se sont présentées à lui tout armées de leur expression et n'ont éprouvé depuis aucun changement. La plupart sont trop générales et trop dures; il les a restreintes et adoucies, parce qu'il a senti que, quoique généralement vraies, elles ne l'étoient pas sany exception. Une partie de ces changements ont été faits avant la première édition, et une partie depuis. »

Dans les 91 pages des Maximes tout est de la main de la Rochefoucauld, sauf, p. 26, la maxime 63 (notre 99e), qui est d'une belle écriture ropde; et, d'une autre main que cette 63e, les cinq maximes de la page 6, et, p. 89 et 90, les quatre antépénultièmes; ce sont nos neuf maximes suivantes : 33, 83, 48, 571, 601, 27, 28, 52 et 1 44 ■ — De plus, en marge de la plupart des maximes, il y a, d'une autre main aussi que celle de l'auteur, l'initiale ou le s nitiales du mot dominant de la réflexion : ainsi a pour amour-propre, affliction, aimer, etc., h pour heureux, s pour sage, o ou Cor pour orgueil, hu pour humilité, humeurs, confi pour confiance, etc. ; parfois le mot entier : bonté, mort, vices, etc.

Nous avions tout lieu de penser que ce manuscrit autographe des Maximes était celui dont M. Gilbert avait donné les variantes, en 1868, dans son commentaire de notre tome I, et que M. de Barthélémy avait reproduit dans son édition de i863. Nous n'en connaissions et n'en connaissons encore aucun autre qui soit écrit de la main de l'auteur. Grande a donc été notre surprise quand nous avons vu, en comparant les trois textes, quelles différences, aussi nombreuses que considérables, les distinguaient les uns des autres. On trouvera ci-dessus : i°, dans Y A vaut -propos de cet A/>pendice (p. ii-vi), un long exposé de cette comparaison qui donne à résoudre une étonnante énigme, demeurée pour nous fort obscure; a0, dans la section I (p. i-5o), un relevé complet des variantes de l'authentique autographe que nous venons de décrire. Voyez, en outre, M Avis préliminaire et l'annexe placés, l'un en tête du Lexique (tome 111, ad partie) et l'autre à la fin (p. 455-464).

2. — Manuscrit Morgand (voyez ci-dessus la fin de X Avant-propos,

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