Dans l'exemple du n" 27, où
on voit que la supposition de a: = è détruit le radical dans y et doit, par conséquent, le détruire aussi dans les fonctions dérivées j',j", .... Donc le développement
de/(.x-f-i), en supposant
y:=zf[x) ^=[x — a)\Jx — i), sera fautif dans le cas de x = b. En effet, on aura, dans ce cas,
ce étant égal à ù, ol l'on iroinera de même
J" = », j"'=cc, ....
Donc le développenient dont il s'agit devra contenir alors un terme de la forme /"', m étant entre o et i.
Soit, en effet, x = b^i',f[x) deviendra [b — a-\-i)\li, de sorte que le vrai développement de cette fonction sera
32. C'est aussi de la même manière qu'on résoudra la difficulté proposée à la fin du n° 28 sur les fractions qui demeureraient toujours indéterminées, en prenant à l'infini les fonctions dérivées du numérateur et du dénominateur. Nous y avons vu que cela ne saurait arriver que dans le cas où la même valeur de x rendrait ces fonctions successives infinies. Il faudra donc alors supposer .x = fl + i [a étant la valeur de x qui rend ces fonctions infinies) dans l'expression générale de la fraction, réduire ensuite cette expression en série suivant les puissances ascendantes de i, et le premier terme de la série, en faisant /= o, donnera la valeur cherchée de la fraction pour le cas de a? = «.
Ainsi, si l'on avait la fraction
\jx — \la + \lx — a
qui devient -lorsque x = a, et dont les fonctions primes, secondes, etc.,
du numérateur et du dénominateur deviennent toutes infinies par la même valeur de x, en y mettant a h- i au lieu de x, et réduisant le numérateur et le dénominateur en série, elle deviendra
sjia lasji
de sorte qu'en faisant i~o on aura — ^- pour la valeur cherchée de
la fraction lorsque x = a.
En efTel, si, suivant la méthode du n° 28, on prend les fonctions primes du numérateur et du dénominateur, on aura
— =H ■ et »
quantités qui deviennent infinies lorsque x = a; mais, en les multi-
pliant l'une et l'autre par 2\/x — a, la nouvelle fraction sera
\jx
\jx -+- a
laquelle, en faisant x=:ia, devient -=> comme plus haut.
sjin
Nous avons donc résolu les difTicultés qui peuvent se rencontrer dans
le développement de/(a;-i-/), et, quoique nous n'ayons considéré que
des fonctions algébriques, il n'est pas difficile d'étendre nos solutions
aux fonctions transcendantes. Comme ces difficultés n'ont lieu que pour
des valeurs particulières de x, il est clair qu'elles n'influent en rien
sur la théorie des fonctions dérivées /'(a;), /"(a?), ...; mais il était
nécessaire de les examiner et de donner les moyens de les levei-, pour
ne laisser aucun nuage sur cette théorie. [Foi> aussi la Leçon YIII du
Calcul des fonctions (*).]
(*) OEm'res de Lagra/igc, t. X.