‹ Œuvres de Lamartine en sept volumesChapitre 76 sur 88 · ONCE · texte numérisé non relu

ONCE

OUT EN préparant l'édition finale de ses œuvres!, Lamartine entreprit la publication, qui devait se poursuivre jusqu’à sa mort, du Cours familier de Littérature.

C’est un recueil périodique mensuel, où il essaye de se faire critique littéraire pour le peuple.

En même temps que des analyses d'ouvrages et des appréciations, très larges, très simples, sur des œuvres anciennes ou des auteurs contemporains et étrangers, ce Cours, « qui renferme tant de parties supérieures et toujours aimables » (SAINTE-BEUVE, Nouveaux Lundis, t. Il), égrène de nombreux souvenirs personnels et prolonge ainsi les Confidences, qu’il complète sur divers points.

Dans ces pages, Lamartine déverse pêle-mêle « études, aspirations, regrets et révoltes ». Parfois il se surprend à méditer, tantôt en prose, tantôt en vers. Et ce recueil contient deux dernières harmonies auxquelles la profondeur du sentiment donne une poignante beauté?.

Job lu dans le Désert.

Des vingt-huit volumes que forment les cent douze Entretiens du Cours, gros de quatre-vingts pages en moyenne chacun, nous ne pouvons donner que quelques extraits ®.

Dans son premier Entretien (1856), Lamartine expose longuement sa lamentable situation pécuniaire, et la nécessité où il est de monnayer son talent et ses souvenirs pour faire face à ses créanciers‘.

Voici, selon nous, le plus sublime monument littéraire, non pas seulement de l'esprit humain, non pas seulement des langues

Page 1