‹ Œuvres de Laplace (volume 2)Chapitre 35 sur 253 · PREMIERE PARTIE, LIVRE TROISIEME · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE, LIVRE TROISIEME

en sorte que le rayon de la surface intérieure étant donné, on aura celui de la surface extérieure.

Lorsque la surface intérieure est elliptique, on a F^'^ = o, F<*^ = o, etc. et par conséquent y(*^=o, Y'^^^=o; les rayons des deux surfaces intérieure et extérieure sont donc

ainsi Ton voit que ces deux surfaces sont semblables et semblablement situées; ce qui est conforme à ce que nous avons trouvé dans le n** 3.

14. Les formules (3) et (4) des n*" 11 et 13 embrassent toute la théorie des attractions des sphéroïdes homogènes très-peu diflFérents de la sphère; il est facile d'en conclure celle des sphéroïdes hétérogènes, quelle que soit la loi de la variation de la figure et de la densité de leurs couches. Pour cela, soit a. ( i +aj) le rayon d'une des couches d'un sphéroïde hétérogène, et supposons que j soit sous cette forme, 7^'^+ 7^*^+ 7^*^+ ^^'^4- etc. les coefficients qui entrent dans les quantités 7^'\ Y^'\ 7^*\ etc. étant des fonctions de a, et par conséquent variables d'une couche à l'autre. Si l'on dilférentie par rapport à a la valeur de V donnée par la formule (3) du n*^ 1 1, et que l'on nomme p la densité de la couche dont le rayon est a. ( i+aj), p étant une fonction de a seul, la valeur de V correspondante à cette couche sera pour un point attiré extérieur,

or * r [ or or* )

cette valeur sera donc, relativement au sphéroïde entier, V=^rpJ.a^+^rpj\a\Y^^^+^.Y^^^+^ 7î')+etc.l; (5)

3r *^* r *^^ \ or or* 7r* ) ^ '

les intégrales étant prises depuis a =r o jusqu'à la valeur de a,

qui a lieu à la surface du sphéroïde, et que nous désignerons par a.

Pour avoir la partie de V relative à un point attiré intérieur au sphéroïde, on déterminera d'abord la partie de cette valeur relative à toutes les couches auxquelles ce point est extérieur. Cette première partie est donnée par la formule (5) , en prenant l'intégrale depuis a = o jusqu'à a=^a, a étant relatif à la couche sur laquelle se trouve le point attiré. On déterminera la seconde partie de F, relative à toutes les couches dans l'intérieur desquelles ce point se trouve, en diflerentiant la formule (4) du numéro précédent, par rapport à a, en multipliant ensuite cette différence par p , et en prenant l'intégrale depuis a^=a jusqu'à a=a: la somme de ces deux parties de F sera sa valeur entière relative à un point intérieur, et l'on aura, pour cette somme,

ar ,>.,.. r

■2 7r.yi9.d!.a*+4a7r.yi9.(i. a\y(^^^.y(o+^ . } (»+ .1- .yw+etc. ; (6;

les deux premières intégrales étant prises depuis a = o, jusquà a = a, et les deux dernières étant prises depuis a=a, jusqu'à a = a; il faut de plus, après les intégrations, substituer a au iîeu

de r, dans les termes multipliés par a, et ^^ , au lieu de —,

* Cl w

dans le terme ^. fp .d. a\

15. Considérons présentement les sphéroïdes quelconques. La recherche de leur attraction se réduit, par le n° 9, à former les quantités U^'^ et v^'^i on a, par le même numéro,

m = fp . /î-\ dR . d(i\ d^'. Q^^ ; les intégrales devant être prises depuis /{ = o jusqu'à sa valeur

à la surface, depuis (x' = — i jusqu'à [i = i, et depuis tsy'=o jusqu'à 'cr' = 2 7r. Pour déterminer cette intégrale il faut connaître Q^K Cette quantité peut se développer dans une fonction finie de cosinus de l'angle ter — W et de ses multiples. Soit ê.cos. n(tsy — 'cr') le terme de Q^'\ dépendant de cos. n (ter — tsy'), ê étant une fonction de (x et de (x': si l'on substitue, au lieu de Q^'\ sa valeur, dans l'équation aux différences partielles en Q^'^ du n** 9, on aura, en comparantles termes multipliés par cos. n (tîT— tj), cette équation aux différences ordinaires,

dfA 1 — fii ^ ^

Q^'^ étant le coefficient de --j^ri dans le développement du radical

\/r'—2Rr.\(jL(jL'+\/i^(jL'\\Ji-(x\ cos. (tsr--Br') \ + R'

Le terme dépendant de cos. w (ter — tar'), dans le développement de

ce radical, ne peut résulter que des puissances de cos. (ter — t^y'),

égales à n, 7i + 2, 7i + 4i etc. ainsi cos.(ter — t^y') ayant pour fac-

teur y/i— jx", S doit avoir pour facteur ( i— jx") \ 11 est facile de voir,

par la considération dû développement du radical , que ê est de

cette forme,

(i— fifi)*. j i .ft'-"-f-iw.fi'-*-*-h-i<".ft'-»-*-i-etc. }.

Si Ton subtitue cette valeur dans l'équation différentielle en S, la comparaison des puissances semblables de (x donnera

Ai.)— {i-n-is+2).{i-n-2s+i) .,^.,^

d'où Ton tire , en faisant successivement 5=1, 5 = a , etc. les

valeurs de A^'\ A^^\ etc. et par conséquent,

A est une fonction de (x' indépendante de jx; or (x et jx' entrant de la même manière dans le radical précédent, ils doivent entrer de la même manière dans l'expression de ê; on a donc

i^y . (i-f."r- jf^"-"- ^'-"y;i;-'U -— +etc. j ,

y étant un coefficient indépendant de jx et de p!; partant.

On voit ainsi que S se partage en trois facteurs: le premier indépendant de jx et de (i ; le second, fonction de jx' seul; et le troisième , fonction semblable en jx. Il ne s'agit plus que de déterminer y.

Pour cela , nous observerons que si i — n est pair, on a , en supposant jx=o et jx'=o,

^ y.ji.2.3 [i—n)Y __ y.{i.3.5....(i— n— i).i.3.5 — (i+n— 1

Si i — n est impair, on aura, en ne conservant que la première puissance de (x et de fi,

^ y.fx,[i\\ 1 .2.3...({ — n)j y.fx./ùt'.j i .3.5. ...(i — /i).i .3.5 (l+s)

|2.4 (i— n— i).(2Η i).(2i— 3) (i+n+2)j' ji.3.5 (21 — 1)}*

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