‹ Œuvres de Laplace (volume 4)Chapitre 100 sur 303 · LIVRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME

' de 7°, 5. Il faut Taugmenter de 3™, 2 pour la faire correspondre à

* une température de i2%5, ce qui donne 34o°',4; résultat qui ne

* surpasse celui de la théorie que de y'^^ô.

'' MM. Gay-Lussac et Welter ont bien voulu me communiquer

une des nombreuses expériences qu'ils ont faites sur cet objet,

* par un moyen qui paraît encore plus précis , tant par la brièveté 1 de l'intervalle pendant lequel Fair intérieur communique avec

l'air extérieur, intervalle qui n'est pas d'un sixième de seconde , que par les précautions prises pour s'assurer que le manomètre indique à la fin de cet intervalle la même pression à l'intérieur qu'au dehors. Au lieu de raréfier l'air intérieur, comme MM. Clément et Desormes l'avaient fait, ils le compriment de manière qu'avant la communication avec l'atmosphère, la pression intérieure surpasse l'extérieure. Dans l'expérience citée, cet excès était de 16""", 3644. Après cette communication et lorsque l'air intérieur eut repris la température extérieure, la pression inté-

I rieure ne surpassait plus celle de l'atmosphère que de 4°^s44o9.

I Cette dernière pression a été, pendant la durée de l'expérience, égale à yôy™"*, et la température extérieure a été de i3**. On a donc eu, dans cette expérience,

Pr-zyÔy™", P — Pr:..i6""",3644, P'' - P -^ 4"'" ,44o9 ;

ce qui donne

py— p, ~- 1,37244.

C'est le rapport des deux chaleurs spécifiques de l'air, rapport qui, par l'expérience précédente, est i,354- On voit ainsi que les résultats des deux expériences faites à peu près à la même pression et à la même température diffèrent peu entre elles, ce qui en prouve la justesse. La vitesse du son, conclue de l'expérience de. MM. Gay-Lussac et Welter, est 3 3 5", 2. Elle rapproche

la théorie de 2™, 3 du résultat de Tobservation. D'autres expériences des mêmes savants donnent un résultat encore plus rapproché de celui de l'observation. Mais ces expériences ont été faites sur de Tair desséché, ce qui peut produire une légère dîflTérence entre ces résultats. D'ailleurs l'observation des académiciens français, consignée dans les Mémoires de l'Académie des Sciences de l'année lySS, doit être répétée avec plus de soin et en y employant toutes les précautions suggérées par les progrès de la physique.

Celte considération me fit proposer au Bureau des Longitudes la répétition de cette expérience. Elle donne S^o^^SSg à la température do l5^9 centésimaux: la hauteur du baromètre était 755,6. Pour comparer à cette expérience ma formule de la vitesse du son, j'ai conclu la valeur de h des expériences de MM. Biot et Arago sur le rapport de la densité de l'air à celle du mercure. J'ai déduit la valeur de e de l'expérience du pendule par Borda, et l'ensemble des nombreuses expériences de MM. Gay-Lussac et Welter m'a donné 1,8748 pour le rapport des deux chaleurs spécifiques de l'air. J'ai trouvé ainsi 3 87™, 1 44 pour la vitesse du son à i5°,9 de température. On doit faire à ce résultat une petite correction dépendante de l'état hygrométrique de l'air. Toutes les expériences de MM. Biot, Arago, Gay-Lussac et Welter ont été faites sur un air privé d'humidité. La vapeur aqueuse répandue dans l'air atmosphérique étant plus légère que ce fluide, il doit en résulter dans la vitesse du son un effet analogue à celui de la chaleur. Dans la nouvelle expérience, les hygromètres à cheveu indiquaient 72°. En partant des expériences de M, Gay- Lussac sur cet hygromètre et sur la densité de la vapeur aqueuse, je trouve 0^,571 pour l'efiFet hygrométrique de l'air: en rajoutant à la vitesse précédente, on aura 337^,71 5, ce qui ne di£Père du résultat 34o°*,889 que de 3°',i74. Cette différence me paraît être dans les limites des petites erreurs dont la nouvelle expé-

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