LIVRE DOUZIEME
rience et les éléments du calcul dont j'ai fait usage sont encore susceptibles.
Les savants français et espagnols envoyés au Pérou pour mesurer un degré du méridien ont fait à Quito l'observation de la vitesse du son, qu'ils ont trouvée la même à fort peu près que l'on avait observée à Paris , quoiqu'il y ait une grande diflPérence entre les pressions de l'atmosphère dans ces deux villes, la hauteur moyenne du baromètre n'étant à Quito que de 544"^'*- Cette observation fournit le moyen de vérifier le théorème que j'ai donné pour corriger la formule newtonienne sur la vitesse du son. La vérité de ce théorème exige que C désignant la chaleur spécifique de l'air, lorsque la pression est constante, et C^ désignant cette chaleur spécifique, lorsque le volume est constant, le
rapport t-t soit à peu près le même, sous les deux pressions baro-
métriques 544°"^^ et 760"*''* : c'est en effet ce que MM. Gay-Lussac et Welter ont trouvé par l'expérience.
La fonction V est inconnue, et l'avantage des expériences précédentes est de donner le rapport des deux chaleurs spécifiques de l'air, sans faire aucune supposition sur cette fonction. Il serait cependant bien intéressant de la connaître, pour la théorie des phénomènes de pression et de chaleur de l'air atmosphérique. Pour y parvenir, j'observe que depuis la pression représentée par 144""'" jusqu'à la pression i46o"^*-, et depuis la température — 20° jusqu'à la température 4o% intervalles dans lesquels MM. Gay-Lussac et Welter ont étendu jusqu'ici leurs expériences, les résultats de ces expériences, comparés à mon analyse, donnent
TT constant et à très-peu près égal à 1,8748. En supposant cette quantité rigoureusement constante, on a