LIVRE DOUZIÈME
intérieure fût redevenue la même que l'extérieure, ils ont observé la difFérence de pression du dedans au dehors , au moyen d'un manomètre adapté au ballon , et ils ont trouvé la pression intérieure moindre que l'extérieure de i3"^-,8i. En ouvrant ensuite le robinet, l'air extérieur est entré dans le ballon : lorsqu'il a cessé de s'y introduire, ce qu'ils ont jugé, soit par la cessation du bruit que l'air faisait en y entrant, soit par le manomètre qui était revenu au niveau, ils ont promptement fermé le robinet, en sorte que l'intervalle entre son ouverture et sa fermeture n'a pas été y de seconde. Le manomètre ensuite a remonté, et lorsqu'il a été stationnaire ou lorsque la température intérieure est redevenue la même que l'extérieure, il a indiqué une pression intérieure plus petite que l'extérieure de 3"^*-,6ii. Cette expérience, la meilleure de soixante expériences de ce genre qu'ils ont faites, en est le résultat moyen. On peut voir dans le journal cité une description plus étendue de l'appareil et des précautions qui ont été prises.
Dans cette expérience , la chaleur absolue c -f- i, de chaque molécule d'air intérieur, et la température u de l'espace, peuvent être supposées sensiblement constantes, comme dans le son, pendant la courte durée de l'ouverture du robinet. Mais en désignant par F la pression intérieure immédiatement avant l'ouverture du robinet, l'air intérieur pendant l'ouverture du robinet a passé de cette pression à la pression P de l'atmosphère, puisque au moment de la fermeture du robinet il faisait équilibre à cette dernière pression. En nommant ensuite p la densité de l'air atmosphérique, p celle de la masse de l'air intérieur immédiatement avant l'ouverture du robinet, et p" la densité de cette masse au moment de la fermeture du robinet, les suppositions de c-t-i et de u constants donneront
V\ P\ p étant ce que deviennent, pour Tair du ballon avant Touverturc du robinet les quantités V, P, p relatives à Tair atmosphérique. Il est facile de voir que la densité p' est à trës-pea près celle de Tair intérieur à la un de Texpérience, à cause delà très-petite quantité d*air introduite dans le ballon pendant rouverture du robinet. Cette densité est donc proportionnelle à la pression intérieure à la fin de Texpérience, pression que nous désignerons par P^ ce qui donne
on a donc
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Ainsi, la température de ratmosplière étant supposée de douze degrés et demi centigrades, et sa pression étant P', ou 752™^-,69, la vitesse du son sera, d'après cette expérience,
, i3'"'"-,8i 2fte. — îsx
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parce que Ton a
P — Fr=i3-\8i,
Le rapport des deux chaleurs spécifiques de l'air est donc, suivant cette expérience, égal à i,354 lorsque la hauteur du baromètre est 752"*"-,69 et lorsque sa température est i2%5.
Les expériences sur l'air donnent à cette température y/aie égal à 286™, i; d'où il résulte la vitesse du son égal à SSa^^g. Les académiciens français l'ont obser\ée de 3 3 7™, 2 à la température