LIVRE TREIZIÈME
o"",542 8 pour les trois premiers mois, et i"""',o567, ou presque double, pour les trois mois suivants. La moyenne de ces six mois est à fort peu près huit dixièmes de millimètre, et par conséquent égale à la variation diurne moyenne. Les six autres mois n'offrent rien de semblable. Une différence aussi considérable indique une cause annuelle qui diminue la variation diurne dans les trois mois de novembre, décembre et janvier, et qui l'augmente dans les trois mois suivants. En appliquant à cette différence l'analyse des probabilités, je trouve qu'il y a une probabilité de plus de trois cent mille contre un qu elle n'est pas l'effet du hasard. Ce qui augmente encore cette probabilité est que la variation diurne moyenne de neuf heures du matin à midi a été o""*,i933 dans les trois premiers mois, et o°"",3733 dans les trois mois suivants; pareillement la variation diurne moyenne, de trois heures du soir à neuf heures du soir, a été o""",3o33 dans les trois premiers mois, et o^",6ooo dans les trois mois suivants : ces variations sont à peu près dans le rapport des variations correspondantes de neuf heures du matin à trois heures du soir. Je ne cherche point ici la cause de ce phénomène; je me borne à constater son existence. La période de la variation diurne, réglée sur le jour solaire, indique évidemment que cette variation est due à l'action du soleil. L'extrême petitesse de l'action attractive du soleil sur l'atmosphère est prouvée par la petitesse de l'action attractive de la lune. C'est donc par Faction de sa chaleur que le soleil produit la variation diurne. Mais il est presque impossible de soumettre les effets de cette action à l'analyse, et toute explication de ce genre de phénomènes qui n'est point fondée sur le talcul doit être bannie de la philosophie naturelle.