TOME V
la durée du jour, effet qui, depuis Hipparque, n a pas augmenté
cette durée de ^ — .
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Le terme dont dépend Taccroissement de la chaleur intérieure de la^ terre n ajoute pas maintenant un cinquième de degré à la température moyenne de sa surface. Son anéantissement, qu une très-longue suite de siècles doit produire, ne fera donc disparaître aucune des espèces d'êtres organisés actuellement existantes, du moins tant que la chaleur propre du soleil et sa distance à la terre n'éprouveront point d'altération sensible.
Au reste, je suis fort éloigné de penser que les suppositions précédentes sont dans la nature: d'ailleurs, les valeurs observées des deux constantes dont j'ai parlé dépendent de la nature du sol qui, dans diverses contrées, n'a pas les mêmes qualités relatives à la chaleur. Mais l'aperçu que je viens de présenter suflit pour faire voir que les phénomènes observés sur la chaleur de la terre peuvent se concilier avec le résultat que j'ai déduit de la comparaison de la théorie des inégalités séculaires de la lune avec les observations des anciennes éclipses, savoir, que, depuis Hipparque, la durée du jour n'a pas varié d'un centième de seconde.