LIVRE SEIZIÈME
M. Bessel, dans le Journal cité, a trouvé rinclinaison de Torhite do sixième satellite, plus petite que celle de Tanneau, dVnviron deux degrés. Tai déterminé dans le huitième livre Tinclinaison et le mouvement du nœud de Torbe du septième satellite, en employant principalement les obsenations faites par IWnard, à Marseille, en 1787. Mais ces observations et toutes celles que Ton a faites sur ces satellites sont imparfaites et peu nombreuses, Los astronomes se sont peu occupés de ce genre d'obsen alions qui , cependant, offrent beaucoup d'intérêt par elles-mêmes, et par la lumière qu'elles doivent répandre sur les masses de Tanneau et des satellites, et sur Taplatissement du sphéroïde de Saturne,
Herschel découvrit, en 1787, six satellites à la planète l ranus qu'il avait découverte en 1781. Les deux premiers quil ait vus sont, dans Tordre des distances, le second et le quatrième. Ces deux satellites ont été aperçus par d'autres astronomes; ainsi leur existence ne doit laisser aucun doute. L existence de quatrt^ autres ne paraît pas aussi certaine. Les heureux essais que l'on vient de faire pour augmenter le pouvoir des lunettes astronomiques donnent lieu d'espérer que l'on aura bientôt les moyens de suivre avec autant d'exactitude que de facilité les mouvements de ces astres. Ils paraissent se mouvoir dans un plan presque pei'^ pendicuiaire à Técliptique, ce qui indique, dans la planète, un mouvement rapide de rotation autour d'un axe presque |>arallèle à l'écliptique.
Ces satellites obéissent à la loi de Kepler, suivant laquelle les carrés des temps des révolutions sont proportionnels aux cubes des moyennes distances. C'est ce que l'on a vérifié par l'obseï^vation à l'égard des deux satellites premièrement découverts. On en a conclu la masse d'Uranus égale à i^ de celle du soleil. M. Bouvard a trouvé cette masse égale à nJ^, au moyen des perturbations du mouvement de Saturne, par l'action d'I'ranus, La différence de ces deux valeurs paraîtra bien peu considérable,