TOME V
ax étant une quantité peu considérable par rapport à ah; car cette quantité devient plus sensible, comme on Ta vu, dans Texpression de la pesanteur, où cependant Fexpérience a montré qu elle est presque nulle. Pareillement, l'expression du rayon de la surface de la mer est
a/a.(A-t-A').(fi*— iV
ax
ax étant une quantité du même ordre que ax dont elle dépend. Elle est par conséquent peu considérable relativement à ah. La profondeur de la mer est à très-peu près la différence de ces deux rayons; elle est ainsi égale à
;/ — aA'((x* — -^l -^-ax —
ax.
A Téquateur, les continents ont une grande étendue sur laquelle cette expression devient négative. La mer y occupe une étendue encore plus grande sur laquelle la même expression est positive.
Dans le premier cas, a /h — tt- est moindre que la valeur de ax — ax, correspondante à (x nul. Dans le second cas, il est plus grand que cette valeur. al-\ — j" ^st donc une quantité trèspetite de l'ordre de ax. Très-près du pôle boréal, où l'on a |x=i, la mer recouvre une partie du sphéroïde terrestre, et en laisse
une autre partie à découvert. Dans le premier cas, a/ j- est
plus grand que la valeur de ax — ax, correspondante à (x=i; dans le second cas, il est plus petit, al 5— est donc une
quantité très-petite de l'ordre de ax; donc al-^- -^ah étant du
même ordre, la différence ah' de ces quantités sera du même ordre, ainsi que la constante al. Par conséquent, la mer est