‹ Œuvres de Laplace (volume 4)Chapitre 90 sur 303 · LIVRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME

et d'une largeur indéfinies. Je le conçois rempli d'un gaz en équilibre. En le divisant par une section horizontale, je puis supposer toutes les molécules du gaz au-dessus de cette section liées fixement entre elles : je considère une de ces molécules, que je désigne par A, élevée de la hauteur r au-dessus de la section : son calorique sera repoussé par le calorique d'une molécule B placée au-dessous de la section. Soit y* la distance mutuelle des deux molécules, r la distance de la molécule B à la section, et s la distance horizontale des deux molécules. Soit c le calorique contenu dans chaque molécule, et p la densité du gaz. Il est facile de voir que l'ensemble du calorique des molécules pour lesquelles r,fei s sont les mêmes que pour la molécule B, exercera sur le calorique de la molécule A une force répulsive qui, décomposée suivant la verticale, sera

H. (p [f) étant la loi de répulsion du calorique à la distance/. Il faut multiplier cette fonction par pdsdr, et pour avoir l'action entière répulsive du gaz inférieur à la section sur la molécule A , il faut prendre l'intégrale de ce produit depuis s nul jusqu'à s infini, et depuis r nul jusqu'à r infini. On a

ainsi, en ne faisant varier que/ et s, on aura

fdf=sds; le produit précédent devient donc

27r.H. pc\ [r-hr). df. 9 {f).dr.

Nommons <Pi[f) l'intégrale /cjf.^ (/) prise de manière que 9i(/)

Page 1