‹ Œuvres de Laplace (volume 5)Chapitre 100 sur 265 · LIVRE TROISIEME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME

o"',7 4 1 887 ; d'où il résulte que la pesanteur y fait tomber les corps de 3^,66 107 dans la première seconde. Ce passage du mouvement d'oscillation, dont on peut observer avec une grande précision la durée, au mouvement rectiligne des graves, est une remarque ingénieuse dont on est encore redevable à Huygens.

Les durées des oscillations fort petites des pendules de longueurs différentes, et animés par la même pesanteur, sont comme les racines carrées de ces longueurs. Si les pendules sont de même longueur et animés de pesanteurs différentes, les durées des oscillations sont réciproques aux racines carrées des pesanteurs.

C'est au moyen de ces théorèmes que Ton a déterminé la variation de la pesanteur à la surface de la terre et au sommet des montagnes. Les observations du pendule ont pareillement fait connaître que la pesanteur ne dépend ni de la surface ni de la figure des corps, mais qu elle pénètre leurs parties les plus intimes, et qu elle tend à leur imprimer, dans le même temps, des vitesses égales. Pour s'en assurer. Newton a fait osciller un grand nombre de corps de même poids, et différents soit par la figure, soit par la matière, en les plaçant dans l'intérieur d'une même surface, afin que la résistance de l'air fût la même. Quelque précision qu'il ait apportée dans ses expériences, il n'a point remarqué de différences sensibles entre les longueurs du pendule simple à secondes, conclues des durées des oscillations de ces corps; d'où il suit que, sans les résistances quils éprouvent, leur vitesse, acquise par l'action de la pesanteur, serait la même en temps égal.

Nous avons encore, dans le mouvement circulaire, l'exemple d'une force agissant d'une manière continue. Le mouvement de la matière abandonnée à elle-même étant uniforme et rectiligne, il est clair qu'un corps mû sur une circonférence tend sans cesse à s'éloigner du centre par la tangente. L'effort qu'il fait pour cela se nomme force centrifuge, et l'on nomme force centrale ou centripète toute force dirigée vers un centre. Dans le mouvement cir-

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