‹ Œuvres de Laplace (volume 5)Chapitre 194 sur 265 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

s'avançant vers Téquateur, tourner plus lentement que les parties correspondantes de la terre, et les corps placés à la surface terrestre doivent le frapper avec l'excès de leur vitesse et en éprouver par sa réaction une résistance contraire à leur mouvement de rotation. Ainsi, pour l'observateur qui se croit immobile, Tair parait souffler dans un sens opposé à celui de la rotation de la terre, c est-à-dire, d'orient en occident : c'est en effet la direction des vents alises.

Si l'on considère toutes les causes qui troublent l'équilibre de l'atmosphère, sa grande mobilité due à sa fluidité et à son ressort, l'influence du froid et de la chaleur sur son élasticité, l'immense quantité de vapeurs dont elle se charge et se décharge alternativement, enfin les changements que la rotation de la terre produit dans la vitesse relative de ses molécules par cela seul qu'elles se déplacent dans le sens des méridiens, on ne sera point étonné de la variété de ses mouvements, qu'il sera très-diffjcile d'assujettir à des lois certaines.

3ft2 EXPOSITION DU SYSTEME DU MONDE.

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