LIVRE PREMIER
gies »des 'soistioest l'heure de la pleine mer avance d'environ une mmiite et demie; elle retarde de la même quantité dans les syzygies'des équînoxes. Au contraire , dans les quadratures des équinoxes, rheure de la marée avance d'environ huit minutes, et elle retarde de la même quantité dansies quadratures des solstices.
On a vu que le retard des marées, d'un jour à Vautre, est de oJ,o35o5 dans son état moyen; en sorte que si la marée arrive à oJ, 1 après le minuit Arrai, elle arrivera lelendemainmatinà oJ, 1 35o5. Mais ce retard varie avec les phases de la lune. Il est le plus petit qu'il est possible vers lessyzygies quand les marées totales sont à leur maximum, et alors il n'est que de 0^^02723. Lorsque les ma* rées sont à leur minimum ou vers les quadratures, il est le plus grand possible, et s'élève à 0^,05207. Ainsi la difiPérence des heures des marées (correspondant aux moments de la syzygie et de la quadrature, et qui, par ce qui précède, 'est 0^,9 0642, augmente pour les marées qui suivent de la même manière ces deux phases, et devient à peu près égale à un quart de jour, relativement au maximum et au minimum des marées.
Les variations des distances^ du soleil et de >la lune à la terre, et principalement celles de la lune, influent sur les retards des marées d'un jour à l'autre. Chaque minute d'accroissement ou de diminution dans le demi-diamètre apparent de la lune augmente ou diminue ce retard de q58" vers les syzygies. Ce phénomène a également lieu dans les quadratures; mais il y est trois fois moindre.
Le retard journalier des marées varie encore par la déclinaison des deux astres. Dans les syzygies des solstices, il est d'environ une minute-plus grand que dans son état moyen; il est plus petit de la même quantité dans les équinoxes. Au contraire, dans les quadratures des équinoxes, il surpasse sa grandeur moyenne de quatre minutes à peu près ; il en est surpassé de la même quantité dans les quadratures des solstices.
Les résultats que je viens d'exposer ont été conclus des observations faites chaque jour à Brest depuis 1807 jusquau moment actuel. Il était intéressant de les comparer aux résultats semblables que j'avais tirés des observations faites dans le même port au commencement du dernier siècle. J'ai trouvé tous ces résultats à très-peu près d'accord entre eux, leurs petites différences étant comprises dans les limites des erreurs dont les observations sont susceptibles. Ainsi, après un siècle d'intervalle, la nature a été, sur ce point, retrouvée conforme à elle-même.
Il suit de ce qui précède que les inégalités des hauteurs et des intervalles des marées ont des périodes très-différentes : les unes sont d'un demi-jour et d'un jour; d'autres d'un demi-mois , d'un mois, d'une demi-année et d'une année; d'autres enfin sont les mêmes que celles des révolutions des nœuds et du périgée de l'orbe lunaire, dont la position influe sur les marées par relTet des déclinaisons de la lune et de ses distances à la terre.
Ces phénomènes ont également lieu dans tous les ports et sur tous les rivages de la mer; mais les circonstances locales, sans rien changer aux lois des marées, ont une grande influence sur leur grandeur et sur l'heure de l'établissement du port.