IV PRÉFACE
Galilée, lui fit voir dans les cieux de nouvelles inégalités et de nouveaux mondes; Tapplication que fit Huygens du pendule aux hoiioges, et celle des lunettes aux quarts de cercle, en donnant des mesures précises des angles et de la durée, rendirent sensibles les plus petites inégalités des mouvements célestes. En même temps que l'observation offrait à l'esprit humain de nouveaux phénomènes, il créa, pour les V expliquer et les soumettre au calcul, de nouveaux instruments
f'^'' ' de la pensée. Néper inventa les logarithmes; l'analyse des
courbes et la dynamique prirent naissance dans les mains de Descartes et de Galilée ; Newton découvrit le calcul différentiel, décomposa la lumière, et s'éleva au principe général de la pesanteiu*. Dans le siècle qui vient de s'écouler, les successeurs de ce grand homme ont achevé l'édifice dont il avait posé les fondements. Ils ont perfectionné l'analyse infinitésimale, inventé le calcul aux différences partielles infiniment petites et finies, et réduit en formules la mécanique entière. En appliquant ces découvertes à la loi de la pesanteur, ils ont ramené à cette loi tous les phénomènes célestes, et donné aux théories et aux tables astronomiques une précision inespérée, dont on est surtout redevable aux travaux des géomètres fi:*ançais, et aux prix proposés par l'Académie des sciences. Si l'on joint à ces découvertes celles de Bradley sur l'aberration des étoiles et sur la nutation de l'axe terrestre ; les mesures multipliées des degrés et du pendule, opérations dont la France a donné l'exemple en envoyant des académiciens au nord, à l'équateur et dans l'hémisphère austral , pour y observer la grandeur de ces degrés et l'intensité de la pesanteur; l'arc du méridien compris entre Dunkerque et Barcelone, déterminé par des opérations très -précises, et servant