‹ Œuvres de Le Sage (volume 2)Chapitre 142 sur 253 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

De qualh rban&re Fîeur-de-Lys Jut s^arée de Brandimort, Cpmiatd'^gricttn et du comte d'Angers, et quel en fax révénemenf.

BBAHDiHé.aT et son amante étant arrivés dans le liois, s'étoient assis sous un chêne touffu ; ils se racontoient leurs aventures depuis qu'ils avovent été séparés, et les peines cruelles que l'absence leur avoit fait souffrir. Ils passèrent te reste dû jour, et la {^us grande partie même de la nuit, à s'entretenir ; ils ne s'abandiniDèrent aux douceurs du sommeil que peu de temps avant que le jour commençât à paroitrè.

Pendimt qu'ils dormoient, un bermite qui avoit établi sa demeure assez près de ce lieu , sortit de sa cabane pour aller à la provision avec un âne qu'il chassoit devant lui. 11 aperçut ces deux amants ; et la beauté de la dame , qui n'étoit que trop capable d'animer un cœur consacré à la retraite et au silence, le frappa vivement.

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