‹ Œuvres de Le Sage (volume 2)Chapitre 15 sur 253 · LIVRE I, CHAP. IV. a · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAP. IV. a

pondît-il ; comme si le combat n'étoit pas déjà Bni entre nous. Si vous le croyez 6ni, reprit Ferragus, je vous avertisque vous vous trompez. Pour avoir été battu à la lance, je n'en suis pas moins en état de vous résister, et j'espère vous faire bientôt la loi au lieu de la recevoir de vous. Ne demeurez-vous pas d'accord, répliqua Ai^ail, que j'ai la parole de l'empereur que tous les chevaliers de sa cour qui seront vaincus à la lance, ne pourront demander le combat de l'épée ? Je conviens de cela, repartît l'Espagnol ; mais que m'importe que l'empereur s'y soit engagé par serment ? Je ne dépends pas de lui; je ne suis ni de ses sujets , ni de sa cour. Je viens vous combattre pour conquérir votre sœur ; je veux, la posséder ou mourir. Vous oubliez, dit le prince oriental , que votre tête est désarmée; sans casque et sans écu, pourrez-vous loog-temps vous défendre de mes coups? Une raison si fidvoJe, répondit Ferragus, ne me fera pas changer de résolution. La beauté de votre sœur m'en^amme ; je ne respire que sa possession. Pour l'obtenir, je vous combattroîs même sans cuirasse et sans épée.

A ce discours plein d'audace, Ai^il ne put garder sa modération : Qievalier , lui dit-il avec aigreur , tous cherchez votre perte; je vais vous traiter comme vous le méritez. Vous avez, je l'avoue, beaucoup de valeur; mais, puisque vous faites paroitresi peu d'estime pour moi , n'espérez pas que j'épargne votre tête nue. Songez à vous défendre. Voyons si vous soutiendrez avec succès par vos actions l'orgueil que vous faites voir dans vos discours. Le superbe Espagnol méprisa ces menaces. Argail en fiit plus irrité. Ils sont tous deux

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animés d'un ardeot courroux. L'un tire son épëe, l'autre lève son cimeterre. !Nous verrons dans le chapitre suivant le succès de leur combat

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