‹ Œuvres de Le Sage (volume 2)Chapitre 24 sur 253 · LIVRE I, CHAP. Vil. 4i · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAP. Vil. 4i

leur bonne volonté : le géant les abattit, et après eux Hugues de Melun, dont la chute fut le moindre déshonneur que reçut ce jour-là sa maison. Il en coûta la vie au malheureux Ugolin de Marseille, qui, sans considérer sa foiblesse, osa tenter ensuite la fortune des armes. Le terrible Grandonio le perça d'outre en outre de sa cruelle lance. LefortAlardetlejeuneRichardet, dignes frères du seigneur de Montauban, donnèrent plus d'occupation au Sarrasin. 11 les terrassa toutefois Tun et l'autre , et leur défaite acheva de refroidir la valeur des chevaliers de la cour.

Il ne paroissoit plus d'assaillants sur la lice , et l'orgueilleux Espagnol recommençoit à insulter les chrétiens avec mépris, lorsqu'on vit ouvrir les barrières du camp à l'arrivée du célèbre Olivier de Bourgogne. Il revenoit de s'acquitter d'une commission importante dont l'empereur l'avoit chargé , et il avoit cru ne pouvoir mieux signaler son retour qu'en paroissant au tournoi.

Quand les François aperçurent ce généreux paladin, ils poussèrent à leur tour des cris de joie. La confiance se rétablit dans leurs cœurs. Après Roland et Renaud , dont il étoit parent, il passoit pour le plus fort guerrier de tout l'empire. Il savolt si bien manier un cheval, et il avoit l'air si noble, qu'il effaçoit tous les chevaliers qui s'étoient mis jusqu'alcMTS sur les rangs : il montoit un vigoureux coursier, dont la fierté répondait à la sienne. Dès qu'il parut prêt à partir, les peuples s'écrièrent : Vive le bon marquis de Vienne, l'honneur du nom françois ! A ce cri, il se sent encore plus animé à soutenir l'attente qu'on a de lui; mais le supefbe roi

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4a BOLAND L'AMOUREUX.

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de faire aussitôt évanouir ces flatteuses espérances.

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