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quelqu'un passeroit. D'ailleurs il étoit à croire que le géant, ou quelque autre de son paru, viendroit dans peu le livrer à la mort, puisqu'il ne pouvoît douter qu'un piège si dangereux ne fût l'ouvrage d'un ennemi qui vouloit le perdre. Âh ! per6de, disoit le comte en se plaignant du géant, que tu avois bien raison de nommer ce funeste passage le Pont de la Mort. Eh! qui pourroit se garder de semblables artîGcesl que me servent contre eux toutes mes forces, et le don que yai reçu du ciel, s'il faut nécessairement que je périsse ici de faim, ou de désespoir d'y être retenu!
C'est de cette manière que ce fameux guerrier déplo* roit son infortune ; il passa trois jours et trois nuits sans manger ni dormir; et pendant tout ce temps-là, personne ne parut pour le délivrer ou pour hâter sa mort. A l'égard du géant, il n'étoit plus à craindre, puisqu'il venoit de mourir de ses blessures.
Le chevalier n'attendoit plus de secours, et il avoit déjà tourné toutes ses pensées vers le ciel, lorsqu'un hermite à barbe blandie passa fortuitement par cet endroit. Le paladin l'aperçaC, l'appela d'une voix foible, et lui dit : O mou père! voua qui par votre sainte professioa vous consacrez auxaetionschaiitables, de grâce , accourez à m<ui aide, autrement je touche au dernier moment de ma vle.L'hermite s'ai^recha , etnefut paspeusurpris de voir un guerrier de haute apparence chargé de fers dMis cette solitude ; il regardoit et manioît ces chaînes, mais il ne savoit comment tes défaire. R<4aad lui disait : prenez mon épée, et coupez-les. A Dieu ne plaise? répondoit le vieillard, je po^nxiis en les coupant vous -donner la ntortj et je ^erois irrégulier. Le comte avoit