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i58 ROLAND L'AMOUREUX.
chevalier, j'si besoin de votre valeur ; on attaque mes chevaliers pour me causer ducIéplaisir;n'irez-you3 pas les défendre pour l'amour de moi?
Roland n'eut pas ent^idu ces paroles de Dragonbne , qu'il courut prendre son cheval, qu'il avoit attaché, comme on l'a dit, à un des arbres de la cour; il sauta lé- |gèrementenselle,et entra dans le jardin par un grande grille de fer qu'il vit ouverte aucôté droit du bâtiment; il poussa Bridedor vers le lieu où il aperçut les chevaliers qui combattoient , et ils les joignit bienbk. Déjà Brandimart avott abattu Clarion, et le fort roi Balan n'avoit pu résister à l'atteinte de la lance d'or. Quand le prince anglois eut reconnu l'illustre comte d'Angers et la fameuse épée Durandal, il s'écria plein de joie : O Roland! fleur de tous les paladins , ne me reconnoîs-tu pas? je suis ton cher cousin Astolphe, qui te cherche partout. Le comte, pour toute réponse, leva sur lui son épée, et l'alloit fendre en deux, si le bon Bayard, qui avoit l'entendement humain, n'eût fait un saut prodigieux: pour lui sauver la vie. Ce vigoureux animal franchit la muraille du jardin , quoi<pi'elle fût haute de douze pieds ; et Bridedor n'ayant pu faire la même chose, Roland fut obligé de chercher un détour ; il passa par la petît-e porte du pont, qui étoit à quelques pas de là, et eoiHHit ensuite à bnde abattue après Astolphe, pour vet^er la magicienne de l'injure qu'il s'imaginoit qu'elle avoit peçue ; mais Bridedor, bien que doué d'une extrême légèreté , n'étoit pas comparable à Bayard.
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