‹ Œuvres de Leconte de LisleChapitre 72 sur 88 · PREMIÈRE STROPHE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE STROPHE

Nous sommes les Vierges sacrées, Délices du vaste univers, . Aux mitres d'or, aux lauriers verts, Aux lèvres toujours inspirées.

L'homme éphémère et soucieux Et l'Ouranidc au fond des cieux Sont illuminés de nos flammes, Et, parfois, nous réjouissons De nos immortelles chansons Le noir Hadès où sont les âmes !

Je tremble, le respect fait ployer mes genoux... Muses, filles de Zeus, qu'ordonnez-vous de nous?

DEUXIÈME MUSE

P R E M I È R i: A N T I s T K G P II E .

A travers la nue infinie Et la fuite sans un des temps, Le choeur des astres éclatants Se soumet à notre harmonie.

158 l'apollonide,

Tout n'est qu'un écho de nos voix :

L'oiseau qui chante dans les bois, La mer qui gémit et qui gronde, Le long murmure des vivants Et la foudre immense et les vents, Car nous sommes l'âme du monde!

La liinnère s'accroît. Le fond de la scène s'ouvre. Peuple de Pylhô. Armée de Xoulhos.A l'horizon, vision éclatante d'Athcna, telle qu'elle sera dans l'avenir : Acropole, Parthénon et statue géante de Pallas, la lance en main. Temples, Port, Trirèmes.

lÔN.

O Muses, ô ma mère, ô prodige! Le mur Du Temple disparaît... Dans l'aurore et l'azur. Emplissant l'horizon de sa splendeur soudaine. Monte aux cieux élargis la Cité surhumaine. Et la grande Pallas, le front ceint d'un éclair, Dresse sa lance d'or sur les monts et la mer !

TROISIÈME MUSE

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