CHAPITRE V
Suite de l’aventure de la bague retrouvée. 011 Bla*
abandonne la médecine et le séjour de Yalladolid.
Après avoir exécuté de cette manière le projet de Fabrice , nous sortîmes de chez Camille , en nous applaudissant d’un succès qui surpassoit notre attente ; car nous n’avions compté que sur la bague. Nous emportions sans façon tout le reste. Bien loin de nous faire un scrupule d’avoir volé des courtisanes, nous nous imaginions avoir fait une action méritoire. Messieurs, nous dit Fabrice lorsque nous fûmes dans la rue , je suis d'avis que nous regagnions notre cabaret, où nous passerons la nuit à nous réjouir. Demain nous vendrons le flambeau , le collier, les pendants d’oreilles, et nous eu partagerons l’argent en frères ; après chacun reprendra le chemin de sa maison , et s’excusera du mieux qu'il lui sera possible auprès de son maître, ta pensée de monsieur l’alguazil nous parut très-judicieuse. Nous retournâmes tous au cabaret , les uns jugeant qu’ils trouveraient facilement une excuse pour avoir découché , et les autres ne se souciant guère d’être chassés de chez eux.
Nous fûmes apprêter un bon souper , et nous nous mîmes à table avec autant d’appétit que de gaîté, ta repas fut assaisonné de mille discours agréables. Fabrice surtout, qui savoit donner de l’enjouement à b conversation , divertit fort la compagnie. Il lui échappa je ne sais combien de traits pleins de sel castillan, qui vaut bien le sel atlique; mais dans le temps que nous étions te plus en train de rire, noire joie fut tout-à-coup troublée par un événement imprévu et des plus désagréables. H entra dans b chambre où nous soupionsunltoimnc assez bien fai tf suiv i de deux autres de très-mauvaise mine.