CHAPITRE XUII
Pon Chérubin de la Ronda , quinze mois après son mariage , devient le plus malheureux des époux. Don Gabriel enlève sa femme. Il poursuit inutilement le ravisseur. Son entretien avec son valet. Il NM de chercher celle qui |c fuit , et sc résout d'aller au Mexique.
Nous vivions donc de cette sorte avec nos épouses, mes beaux-frères et moi. Don Gregorio et don Manuel me donnoient chaque jour quelque nouvelle marque d’amitié , comme , de mon côté, j’avais pour eux les déférences les plus attentives. Ce qu’il y a d’admirable, c’est que nos dames n’étoienl pas moins unies entre elles que nous l’étions entre nous. Quoique nous ne fissions, pour ainsi dire, qu’un ménage des trois, elles s’accordoienl merveilleusement bien ensemble. Elles ne se contredisoicnt presque jamais , et , lorsque cela arriv oit , c’étoit sans aigreur : leurs disputes fiuissoienl toujours par des ris.
Pour comble de bouheur , le ciel nous fit bientôt connoîlre qu’il bénissoil nos mariages. Isménie , au bout de dix mois, accoucha d’un garçon, doua Paula d'une fille , et dona Francises , ma