M. ORONTE, LA BRANCHE, CRISPIN
M. ORONTE à Crispin en riant.
Vous ne savez pas, mon gendre, ce que l’on dit de vous? Que cela est plaisant! On m’est venu donner av is, maisa\ iscommc d’une chose assurée, que vous étiez marié. Vous avez, dit-on. épousé sec rètement une fille de Chartres. Ah ! ah ! ah ! ah ! est-
il est vrai. j cc que
LA BRANCHE. LA I
Dans l’embarras où l’arrivée de mon maître les a jetés tous deux, qu’ont-ils fait? lis ont fait cou- ^ , rir le brait que Danils étoit marié. Valère même montre une lettre supposée, cju’il dit avoir reçue de mou maître; et tout cela, vous m’entendez bien, pour suspendre le mariage d’Angélique. |
H. ORONTE à part. i ln
Ce qu’il dit est assez vraisemblable. 1 donnei
LA BRANCHE. j
Et pendant que vous approfondirez rc faux ; !
bruit, Lisette gagnera l’esprit de sa maîtresse, et i génies
cc que vous 11e trouvez pas cela plaisant? la BRANCHE riant, et faisant des signes à Crispin.
lié ! hé ! hé ! hé ! il n’y a rien de si plaisant ! CRISPIN.
Ho! ho! I10! ho! cela est tout-à-fait plaisant! M. ORONTE
Un autre, j’en suis sûr, serait assez sot pour donner là-dedans; mais moi, serviteur!
LA BRANCHE
Oh ! diable, M. Oronte est un des plus gros i?énies !
CRlSPlTf RIVAI.
CRISPtN.
Je voudrais savoir qui peut être l’auteur d’un bruit si ridicule.
LA BRANCHE
Monsieur dit que c’est uu gentilhomme appelé Valère.
CT.IsriN faisant V étonné.
Valère! qui est cet homme-là?
la branche à M. Orontc.
Vous voyez bien, monsieur, qu’il ne le connolt pas... {A Crispin.) Eh! là, c’est ce jeune homme que tu sais... que vous savez, dis- je... qui est votre rival, à ce qu’on nous a dit.
crispin.
Ah! oui, oui, je m’en souviens; à telles enseignes qu’on nous a dit qu'il a peu de bien, et qu’il doit lieaucoup ; mais qu’il couche en joue la fille de M. Orooie, et que ses créanciers font des vœux très-ardents pour la prospérité de ce mariage.