‹ Œuvres de Locke et LeibnitzChapitre 353 sur 423 · PREMIER SYLLOGISME · texte numérisé non relu

PREMIER SYLLOGISME

Dieu ne peut rien vouloir qui soit oppose a l'amour nécessaire qu’il a pour sa sagesse.

Or, le salut de tous les hommes est opposé à l'amour nécessaire que Dieu a pour sa sagesse.

Donc Dieu ne peut vouloir le salut de tous les hommes.

La majeure est évidente par elle-même ; car on ne peut rien dont l'opposé soit nécessaire. Maison lie peut point laisser passer la mineure; car quoique Dieu aime nécessairement sa sagesse, les actions où sa sagesse le porte ne laissent pas d’être libres, et les objets ou sa sagesse ne le porte point , ne cessent point d’être possibles. Outre que sa sagesse l'a porté a vouloir le salut de tous les hommes , mais non pas d'une volonlé conséquente et décrétolre. Et cette volonté conséquente n'étant qu’un résultat des volonù-s

ET LA LIBERTÉ DE L'HOMME. PART. II

libres antécédentes , ne peut manquer d'être libre aussi.

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