‹ Œuvres de Locke et LeibnitzChapitre 368 sur 423 · Antoine. Je sais que vous me pouvez · texte numérisé non relu

Antoine. Je sais que vous me pouvez

donner ces ailes, comme un autre Dédale, pour sortir de la prison de l'ignorance, et pour m’élever jusqu’à la région de la vérité , qui est la patrie des âmes. Les livres que j'ai vus ne m’ont point satisfait , pas même le célèbre Boëce , qui a l’approbation générale. Je ne sais s’il a bien compris lui-même ce qu’il dit de l'entendement de Dieu et de l'éternité supérieure au temps. Et je vous demande votre sentiment sur sa manière d’accorder la prescience avec In liberté. Laurent. J’appréhende de choquer bien des gens , en réfùtnnt ce grand homme ; je veux pourtant préférer à cette crainte l’égard que j'ai anx prières d'un ami , pourvu que vous me promettiez Ant. Quoi 1 Laur. C’est que lors-

que vous aurez dîné chez moi , vous ne demanderez point que je vous donne à souper : c'est-à-dire, je désire que vous soyez content de la solution de la question que vous m’avez faite , sans m’en proposer une autre.

406. Ant. Je vous le promets. Voici le point de la difficulté : Si Dieu a prévu la trahison de Judas, il était nécessaire qn'it trahît, il était impossible qu'il ne trahit pas. il n’y a point d'obligation à l'impossible. Il ne péchait doncpas, il ne méritait point d'être puni. Cela détruit la justice et la religion , avec In crainte de Dieu. Laur. Dieu a prévu le péché; mais il n’a point forcé l’homme à le commettre ; le péché est volontaire. Ant. Cette volonté était nécessaire, puisqu'elle était prévue. Laur. Si ma science ne fait pas que les choses passées ou pre-

ET LA LIBERTÉ DE

sentes existent , ma prescience ne fera pas non plus existci les futures.

407. Ant. Cette comparaison est trompeuse: le présent ni le passé ne sauraient être changés, Us sont déjà nécessaires ; mais le futur , muable en soi , devient fixe et nécessaire par la prescience. Feignons qu'un dieu du paganisme se vante de savoir l’avenir : je lui demanderai s'il sait quel pied je mettrai devant, puis je ferai le contraire de ce qu'il aura prédit Laur. Ce dieu sait ce que vous voudrez faire. Anl. Comment le sait-U , puisque je ferai le contraire de ce qu'il dit, et je suppose qu'il dira ce qu’il pense ? Laur. Votre fiction est fausse : Dieu ne vous répondra pas ; ou bien s’il vous répondait, la vénération que vous auriez pour lui , vous ferait hlter de faire ce qu’il aurait dit : sa prédiction vous serait un ordre. Mais nous avons changé de question. Il ne s'agit point de ce que Dieu prédira, mais de ce qu'il prévoit. Revenons donc à In prescience, et distinguons entre le nécessaire et le certain. Il n'est pas impossible que ce qui est prévu n'arrive pas ; mais il est infaillible qu'il arrivera. Je puis devenir soldat ou prêtre , mais je ne le deviendrai pas.

408. Ant. C’est ici que je vous tiens. La règle des philosophes veut que tout ce qui est possible peut être considéré oomme existant. Mais si ce que vous dites être possible , c’est-a-dire, un événement différent de ce qui a été prévu , arrivait actuellement , Dieu se serait trompé. Laur. Les règles des philosophes ne sont point des oracles pour moi. Celle-ci particulièrement n’est point exacte. Les deux contradictoires sont souvent possibles toutes deux, est-ce qu'elles peuvent aussi exister toutes deux? Mais pour vous donner plus d’éclaircissement, feignons que Sextus Tarquinius , venant à Delphes pour consulter l’oracle d’Apollon , ait pour réponse :

Exul innpsi/ue rades trata pulsits ab urbe.

Pauvre et banni de ta patrie.

On te verra perdre la vie

Le jeune homme s’en plaindra : Je vous ai apporté un présent royal , A Apollon , et vous m’annoncez un sort si malheureux ? Apollon lui dira : Votre présent m’est agréable, et je fais ce que vous me demandez', je vous dis ce qui arrivera. Je sais l'avenir, mais je ne le fais pas. Allez vous plaindre à Jupiter et aux Parques. Sextus serait ridicule , s'il continuait après cela de se plaindre d’Apollon; n’est -il pas vrai? Anl. Il dira : Je vous remercie , 6 saint Apol-

ion , de m’avoir découvert la vérité. Muis d'où vient que Jupiter est si cruel à mon égard , qu'il prépare un destin si dur à un homme Innocent, à un adorateur religieux des dieux? Laur. Vous, innocent? dira Apollon. Sachez que vous serez superbe , que vous commettrez des adultères , que vous serez traître à la patrie. Sextus pourrait-il répliquer : C'est vous qui en êtes la cause, 6 Apollon ; vous me forcez de le faire , en le prévoyant ? Ant. J'avoue qu'il aurait perdù le sens , s'il faisait cette réplique. Laur. Donc le trattre Judas ne peut point se pluindre non plus de la prescience de Dieu. Et voilà la solution de votre question.

40U. Anl. Vous m’avez satisfait au delà de ce que j’espérais , vous avez fait ce que Boëcc n’a pu faire : je vous en serai obligé toute tua vie. Laur. Cependant poursuivons encore un peu notre historiette. Sextus dira : Non , Apollon , je ne veux point faire ce que vous dites. Ant. Comment 1 dira le dieu , je serais donc un menteur? Je vous le répète encore, vous ferez tout ce que je viens de dire. Laur. Sextus prierait peut-être. les dieux de changer les destins, de lui donner un meilleur cœur. Ant. On lui répondrait :

Daine /ata Deum fieeti speetare preeaneto.

Il ne saurait faire mentir la prescience divine. Mais que dira donc Sextus ? n’éclatera-t-il pas en plaintes contre les dieux ? ne dira-t-il pns : Comment ? je ne suis donc point libre? il n'est pas dans mon pouvoir de suivre la vertu? Laur. Apollon lui dira peut-être : Sachez, mon pauvre Sextus, que les dieux font chacun tel qu’il est. Jupiter a fait le loup ravissant , le lièvre timide, l’âne sot, et le lion courageux. Il vous a donné une âme méchante et incorrigible ; vous agirez conformément à votre naturel, et Jupiter vous traitera comme vos actions le mériteront , il en a juré par le Styx.

410. Ant. Je vous avoue qu’il me semble qu’Apollon, en s’excusant, accuse Jupiter plus qu’il n’accuse Sextus ; et Sextus lui répondrait : J upiter condamne donc en moi son propre crime, et c’est lui qui est le seul coupable. Il me pouvait faire tout autre ; mais fait comme je suis , je dois agir comme il a voulu. Pourquoi donc me punit-il ? Pouvais-je résister a sa volonté ? Laur. Je vous avoue que je me trouve arrêté ici, aussi bien que vous. J’ai fait venir les dieux sur le théâtre , Apollon et Jupiter, pour vous faire distinguer la prescience et In provi-

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dence divine. J’ai fait voir qu’ Apollon, que la prescience ne nuisent point à la liberté ; mais je ne saurais vous satisfaire 'sur les décrets de la volonté de Jupiter, c’est-à-dire, sur les ordres de la Providence. Ant. Vous m’avez tiré d'un abîme , et vous me replongez dans un autre abîme plus grand. Jjtur. Souvenez-vous de notre contrat : je vous ai fait dîner , et vous me demandez de vous donner aussi a souper.

41 l.Ant. Je vois maintenant votre tinesse: vous m’avez attrapé, ce n’est pas un contrat de bonne foi. Laur. Que voulez-vous que je fasse ? je vous ai donné du vin et des viandes de mon cru , que mon petit bien peut fournir ; pour le nectar et l’ambrosie , vous les demanderez aux dieux : cette divine nourriture ne se trouve point parmi les hommes. Écoutons saint Paul , ce vaisseau d’élection qui a été ravi jusqu'au troisième ciel, qui y a entendu des paroles inexprimables ; il vous répondra par la comparaison du potier , par l’incompréhensibilité des voies de Dieu , par l'admiration de la profondeur de sa sagesse. Cependant il est bon de remarquer qu’on ne demande pas pourquoi Dieu prévoit la chose , car cela s'entend ; c’est parce qu’elle sera : mais on demande pourquoi il en ordonne ainsi, pourquoi il endurcit un tel, pourquoi il a pitié d’un autre. Nous ne connaissons pas les raisons qu’il en peut avoir, mais c’est assez qu'il soit tris-bon et très-sage pour nous faire juger qu’elles sont bonnes. Et comme il est juste aussi , il s’ensuit que ses décrets et ses opérations ne détruisent point notre liberté. Quelques-uns y ont cherché quelque raison. Ils ont dit que nous sommes faits d’une masse corrompue et impure , de bouc. Mais Adam , mais les anges étaient faits d'argent et d’or, et ils n'ont pas laissé de pécher. On est encore endurci quelquefois apres la régénération. Il faut donc chercher une autre cause du mal , et je doute que les anges mêmes la sachent. Ils ne laissent pas d’être heureux et de louer Dieu. Boëec a plus écouté la réponse de la philosophie que celle de saint Paul ; c’est ce qui l'a fait échouer. Croyons à Jésus-Christ , il est la vertu et la sagesse de Dieu ; il nous apprend que Dieu veut le salut de tous , qu'il ne veut point la mort du pécheur. Fions-nous donc à la miséricorde divine , et ne nous en rendons pas incapables par notre vanité et par notre malice.

412. Ce dialogue de Valla est beau, quoiqu’il y ait quelque chose à redire par-ci par-là : mais le principal défaut y est qu'il coupe le

nœud, et qu’il semble condamner la Providence sous le nom de Jupiter, qu’il fait presque auteur du péché. Poussons donc encore plus avant la petite fable. Sextus quittant Apollon et Delphes , va trouver Jupiter à Dodone. Il fait des sacrifices, et puis il étale scs plaintes. Pourquoi m’avez-vous condamné , ô grand dieu , a être méchant, à être malheureux? Changez mon sort et mon cœur , ou reconnaissez votre tort. Jupiter lui répondit : Si vous voulez renoncer à Rome , les Parques vous fileront d’autres destinées , vous deviendrez sage, vous serez heureux. Sextus. Pourquoi dois-je renoncer à l'espérance d’une couronne? ne pourrai-je pas être bon roi? Jup. Non , Sextus ; je sais mieux ce qu'il vous faut. Si vous allez à Rome , vous êtes perdu. Sextus, ne pouvant se résoudre à un si grand sacrifice , sortit du temple , et s'abandonna à son destin. Théodore, le grand sacrificateur, qui avait assisté au dialogue du dieu avec Sextus, adressa ces paroles à Jupiter : Votre sagesse est adorable , 6 grand maître des dieux. Vous avez convaincu cet homme de son tort ; il faut qu’il impute dés à présent son malheur à sa mauvaise volonté , il n’a pas le mot à dire. Mais vos fidèles adorateurs sont étonnés; ils souhaiteraient d'admirer votre bonté, aussi bien que votre grandeur; il dépendait de vous de lui donner une autre volonté. Jupiter. Allez à ma fille Pallas, elle vous apprendra ce que je devais faire.

413. Théodore fit le voyage d’Athènes : on lui ordonna de coucher dans le temple de la déesse. En songeant, il se trouva transporté dans un pays inconuu. Il y avait là un palais d'un brillant inconcevable et d’une grandeur immense. La déesse Patios parut à la porte, environnée des rayons d’une majesté éblouissante:

Quallsque videri Caliœlis et quanti i sotet.

Elle toucha le visage de Théodore d’un rameau d’olivier qu’elle tenait dans la main. Le voilà devenu capable de soutenir le divin éelat de la fille de Jupiter , et de tout ce qu'elle lui devait montrer. Jupiter qui vous aime, lui dit-elle, vous a recommandé à moi pour être instruit Vous voyez ici le palais des Destinées , dont j’ai la garde. Il y a des représentations , nonseulement de ce qui arrive, mais encore de tout ce qui est possible ; et Jupiter en ayant fait la revue avant le commencement du monde exis-

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luit, a digéré les possibilités on mondes, et a (ait le choix do meilleur de tons. U vient quelquefois visiter ces lieux , pour se donna' le plaisir de récapituler les choses , et de renouveler son propre choix , où il ne peut manquer de se complaire. Je n'ai qu’à parler, et nous allons voir tout un monde , que mon père pouvait produire, où se trouvera représenté tout eç qu’on en peut demander ; et par ce moyen on peut savoir encore ce qui arriverait, si telle ou telle possibilité devait exister. Et quand les conditions ne seront pas assez déterminées , U y aura autant qu’on voudra {je tel» mondes différents entre eux , qui répondront différemment à la même question , en autant de manières qu’il est possible. Vous avez appris la géométrie, quand vous étiez encore jeune , comme tous les Grecs bien élevés. Vous savçz donc que lorsque les conditions d’un point qu’on demande , ne le déterminent pas assez 4 et qu’il y en a une infinité, ils tombent tous dans ce que les géomètres appellent un lieu, et ce lieu au moins (qui est souvent une ligne) sera déterminé. Ainsi vous pouvez vous figurer une suite réglée de mondes, qui contiendront tous et seuls le cas dont il s'agit, et en varieront les circonstances et les conséquences. Mais si vous posez un cas qui ne diffère du monde actuel que dans une seule chose définie et dans ses imites, un certain monde déterminé vous répondra : Ces mondes sont tous ici , c’est-à-dire , en idées. Je vous en montrerai où se trouvera , non pas tout à fait le même Sextus que vous avez vu (cela ne se peut, il porte toujours avec lui ce qu’il sera), mais des Sextus approchants, qui auront tout ce que vous connaissez déjà du véritable Sextus, mais non pas tout ee qui est déjà dans lui , sans qu’on s'en aperçoive, ni par conséquent tout ce qui lui arrivera encore. Vous trouverez dans un monde un Sextus fort heureux et élevé, dans un autre un Sextus coûtent d’un état médiocre , des Sextus de toute espèce et d’une infinité de façons.

414. Là dessus la déesse mena Théodore dans un des appartements: quand U y fût, ce n’était plus un appartement, c’était un monde ,

SalcmqM suum , tua sidéra norat.

Par l'ordre de Patios on vit paraître Dodone avec le temple de Jupiter, et Sextus qui eu sortait : on l'entendait dire qu’il obéirait au dieu. Le voilà qui va à une ville placée entre deux mers , semblable à Corinthe. Il y achète un petit

jardin; en le cultivant, il trouve un trésor; U devient un homme riche, aimé , considéré ; U meurt dans une grande vieillesse , chéri de toute la ville. Théodore vit toute sa vie comme d’un coup d’œil , et comme dans une représentation de théâtre. Il y avait un grand volume d’écritures dans cet appartement ; Théodore ne put s'empêcher de demander ce que cela voulait dire. C’est l’histoire de ce monde où nous sommes maintenant en visite, lui dit la déesse; c’est le livre de ses destinées. Vous avez vu un nombre sur le front de Sextus , cherchez dans ce livre l’endroit qu’il marque. Théodore le chercha, et y, trouva l’histoire de Sextus plu* ample que celle qu il avait vue en abrégé. Mettez le doigt sur la ligne qu'il vous plaira , hti dit Pallas , et vous verrez représenté effectivement dans tout son detail ce que la ligne marque en gros. Il obéit , et il vit paraître tou tes les particularités d’une partie de la vie de ce Sextus. On passa dans un autre appartement , et voilà on autre monde , un autre Sextus, qui , sortant du temple , et résolu d’obéir à Jupiter , va en Thrace. Il y épouse la fille du roi , qui n’avait point d’autres enfants, et lui succède. 11 est adoré de ses sujets. On allait en d’autres chambres, et on voyait toujours de nouvelles scènes.

415. Les appartements allaient en pyramide; ils devenaient toujours plus beaux , à mesure qu’on montait vers la pointe, et ils représentaient de plus beaux mondes. On vint enfin dans le suprême qui terminait la pyramide , et qui était le plus beau de tous; car la pyramide avait un commencement , mais on n’en voyait point la fin ; elle avait une pointe, mais point de base ; elle allait croissant à l'infini. C’est (comme la déesse l’expliqua) parce qu'entre une infinité de mondes possibles , 11 y a le meilleur de tous , autrement Dieu ne se serait point déterminé à en créer aucun ; mais fl n’y en a aucun qui n’en ait encore de moins parfaits au-dessous de lui : c'est pourquoi la pyramide descend à l'Infini. Théodore , entrant dans cet appartement suprême, se trouva ravi en extase : il lui fallut le secours de la déesse : une goutte d’uoc liqueur divine misa sur ia langue le remit. Il ue se sentait pas de joie. Nous sommes dans te vrai monde actuel , dit la déesse, et vous y êtes à la source du bonheur. Voilà ce que Jupiter vous y prépare , si vous continuez de le servir fidèlement. Voici Sextus tel qu’il est , et tel qu’il sera actuellement. U sort du temple tout en colère , Il méprise le conseil des dieux. Vous le voyez al-

ESSAIS SUR LA BONTÉ DE DIEU, ETC

lant à Rome , mettant tout en désordre , violant la femme de son ami. Le voilé ehassé avec son père , battu , malheureux. SI Jupiter avait pris ici un Sextus heureux à Corinthe , ou roi en Thracc , ce ne serait plus ce monde. Et cependant il ne pouvait manquer de choisir ce monde, qui surpasse en perfection tous les autres , qui fait la pointe de la pyramide : autrement Jupiter aurait renoncé à sa sagesse , il m’aurait bannie , moi qui suis sa flllc. Vous voyez que mon père n’a point fait Sextus méchant ; Il l’était de toute éternité , il l'était toujours librement : Il n’a Unit que lui accorder l'existence , que sa sagesse ne pouvait refuser au monde où il est compris : il l’a fait passer de la région des possibles à celle des êtres actuels. Le crime de Sextus sert à de grandes choses; il en naîtra un grand empire qui donnera de grands exemples. Mais cela n'est rien nu prix du total de ce monde , dont vous admirerez la beauté , lorsqu’après un heureux passage de cet état mortel à un autre meilleur, les dieux vous auront rendu capable de la connaître.

416. Dans ce moment Théodore s’éveille, il rend grâces à la déesse, il rend justice ù Jupiter, et, pénétré de ce qu’il a vu et entendu, Il continue la fonction de grand sacrificateur, avec tout le zèle d'un vrai serviteur de son dieu , avec toatc la joie dont un mortel est capable. Il me semble que cette continuation de la Action peut éclaircir la difficulté à laquelle Valla n'a point voulu toucher. SI Apollon a bien représenté la science divine de vision ( qui regarde les existences), j’espère que Pallas n’aura pas mal fait le personnage de ce qu’on appelle la science de simple intelligence (qui regarde tous les possibles), où il faut enAn chercher ta source des choses.

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