L’AUTEUR AL LIBRAIRE
La netteté d'esprit et la connaissance de 1a langue française , dont M- Coste a déjA donné au public des preuves si visibles , pouvaient vous être un assez bon gâtant de l’excellence de son travail sur mon Essai, sans qu'il fût nécessaire que vous m’en demandassiez mon sentiment. Si j’étais capable de juger de ce qni est écrit proprement et élégamment en français , je me croirais obligé de vous envoyer un grand éloge de cette traduction , dont fai ouï dire que quelques personnes, plus habiles que moi dans la langue française , ont assuré qu’elle pouvait passer pour un original. Mais ce que je pub dire à l’égard du point sur lequel vous souhaitez d« savoir mon sentiment , c'est que M. Coste m'a lu cette version d’un bout à l’autre avant
que de vous l’envoyer , et que tous les endroits que j’ai remarqués s’éloigner de mes pensées, ont été ramenés au sens de l'original, ce qui n’était pas facile dans des notions aussi abstraites que le sont quelques-unes de mon Essai , les deux langues n'ayant pas toujours (Tes mots et des expressions qui se répondent si juste Tune à l’autre, qu’elles remplissent toute l'exactitude philosophique; mais la justesse d’esprit de M. Coste et la souplesse de sa plume lui ont fait trouver les moyens de corriger toutes ces fautes que j'ai découvertes A mesure qu'il me Usait ce qu'il avait traduit. De sorte que je pub dire au lecteur, que je présume qu’il trouvera dans cet ouvrage toutes les qualités qu’on peut désirer dans une bonne traduction.
AVANT-PROPOS
DE LEIBNITZ
a l'occasion des remarques qu'il a faites sur le