‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 111 sur 277 · SCÈNE PREMIÈKE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈKE

(^ Salle du palais illaminée... Sardanapale et ses hôtes sont à table... Tempête au dehors , et , par nwniens , le tonnerre se fait entendre pendant le banquet. )

SARDATVAPALE.

Remplissez jusqu'aux bords ! à la bonne heure. C'est ici qu'est mon vrai royaume , au milieu de ces yeux brillans et de ces visages aussi heureux qu'aimables ! Ici le chagrin ne pourrait nous atteindre.

ZAMES

Ici, m ailleurs... Partout où est le roi, le plaisir établit son séjour.

SARDANAPALE

Ceci n'est-il pas préférable aux chasses de Nennod , ou aux expéditions que faisait mon aïeule guerrière pour conquérir des royaumes qu'elle ne pouvait conserver ?

ALTADA

Quelle qu'ait été la puissance de Nemrod , de Sémiramis , et de toute la race loyale , cependant aucun de ceux qui t'ont précédé n'est parvenu au degré de Sardanapale , qui a mis son bonheiu" dans la paix... la seule vraie gloire.

SARDANAPALE

Et le plaisir, cher Altada, dont la gloire n'est que le chemin. Que cherchons-nous ? la jouissance ! Noua avons abrégé la route poui' la trouver, sans aller suivre ses traces à travers des cendres humaines en creusant un tombeau sous chacun de nos pas.

ZA ME.S

Non; tous- les cœiu's sont heureux, et toutes les bon-

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