‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 139 sur 277 · SARD AN AP ALE · texte numérisé non relu

SARD AN AP ALE

lies ! tu es mort à temps pour ne pas voir une trahison de plus... Cet homme était un fidèle ami et un sujé't auqu(«l j'accordais toute ma confiance. Continue.

LE HÉRAUT

Ils t'offrent la vie et la liberté de choisir pour ta résidence une province éloignée où tu seras gardé et surveillé sans être captif, et où tu couleras tes jours en paix , mais à condition que les trois jeunes princes seront livrés conmie otages.

SARDANAI'ALE , tti'PC IVOllie,

Les vainqueurs généreux !

LE HÉRAUT

.T'attends une réponse.

SARDANAPALE

Une réponse, misérable! Depuis quand les esclaAes décident-ils du sort des rois?

LE HÉRAUT

Depuis qu'ils sont libres.

SARDAXAPALE.

Orateur des mutins ! tu sauras, toi, du moins, quel châtiment est réservé à la trahison , quoique tu ne sois que son organe. Pania ! que sa tète soit jetée du haut de nos murs dans les rangs des rebelles , et son cadavre dans le fleuve... Qu'on lentraîne! ( Pania et les gardes le saisissent. )

PANIA

Je n'exécutai jamais aucun de vos ordres avec autant de plaisir que celui-ci... Emmenez-le, soldats; ne souillez pas ce palais auguste du sang d un traître!... allez le mettre à mort hors de son enceinte.

LE HÉRAUT

.Te ne demande à dire qu'un seul mot: sire, mon titre est sacré.

SARDANAPALE

Et qu'est donc le mien pour que tu oses venir me demander d"y renoncer?

LE HÉRAUT

Je n ai fait qu obéir aux ordres que j ai reçus , sous peine

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