‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 230 sur 277 · ACTE DEUXIÈME. ii;j · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME. ii;j

les changenicns de uoin et de- lortuiie... bit |!(it;ic|iu)i no t aurait-il pas tait suivre aussi i^

As-tu plus d'expérience des hommes...? Il a jeté des pié<'('s autour de moi ; senu^ mou passage de reptiles, que j'aurais, dans ma jeunesse, méprisés et fait fuir, mais dont aujour d hui je ne puis plus que nourrir le fatal poison. Veux-tu m'ccouter avec plus de patience? Ulric, Ulric! il est des crimes rendus plus excusables par l'occasion, et des tentations que la nature ne saurait prévoir ni maîtriser.

( Ulric regarde d'abord son père, et puis Joséphine. )

UIwRIC.

Ma mère!

WERNER

Oui, je le prévoyais : tu n'as plus quune mère... moi, j'ai perdu et mon père et mon fils... je i-este seid.

ULRIC

Arrêtez ! ( Werner sort avec précipitation. )

JOSÉPHINE

Ne cherche pas à le rejoindre jusqu'à ce que la violence de ses passions se soit calmée... Crois-tu que je ne l'aurais pas suivi moi-mchno ?

ULRIC

Je vous obéis, ma mère, quoique à regret; je ne commencerai point par un acte de désobéissance.

Hélas ! son cœur est bon ! ne le condamne pas sur ses propres paroles ; mais crois-en ta mère qui a tant souffert avec lui et pour lui; tu n'as vu que les dehors de son âme; elle est capable de vertu.

ULRIC

Ce ne sont donc là que les principes de mon père ? ma mère ne pense pas comme lui ?

JOSÉPHINE

Et lui, il ne pense pas comme il parK>. Hélas! de longues années de douleur le changent ainsi quelquefois.

120 WERjNER.

ULRIC

Expliquez-moi donc plus clairement ces prétentions de Stralenheim , afin que, lorsqu'il s'en ouvrira avec moi, je puisse lui répondre, ou du moins vous sauver de vos dangers actuels. Je m'engage à y parvenir... Mais que ne suis-je arrivé quelques heures plus tôt !

JOSÉPHINE

Âh ! plut au ciel ! ( Gabor entre auec Idenstcin et une suite.)

GABOR, à JJlric.

Je vous cherchais , camarade. Ma récompense est belle !

UI.RIC

Que voulez-vous dire ?

GÂBOR.

Morbleu ! suis-je arrivé à mon âge pour cela...?(y^ Idenstein. ) Si ce n'était tes cheveux gris et ta bêtise, je...

Au secours !... Ecartez ces mains!... Toucher un intendant!

GABOR

Ne pense pas que je te ferai l'honneur de te sauver du ravenstone * , en t'étranglant moi-même.

* IDENSTEIN

Je vous remercie de ce sursis ; mais il en est qui en ont plus besoin que moi.

ULRIC

Voyons, éclaircissez-moi cela, ou...

GABOR

Eh bien ! voici. Le baron a été volé ; c'est sur moi que ce dione personnage a daigné fixer ses généreux soupçons... mol , qu'il a vu hier soir pour la première fois.

IDENSTEIN

Voudriez-vous que je fisse soupçonner mes amis .^ Vous saurez que je fréquente meilleure société.

GABOR

Tu seras bientôt dans la meilleure et la dernière de tou-

* Le ravcn&ionc , pierre du corbeau , est la pierre du gibet en Allemagne , ainsi nommée à cause des coKbeaux qui viennent s'y percher.

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