‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 231 sur 277 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

tes pour tous les hommes , celle des vers , vieux coquin !

( Gahor le saisit.) uLRic-, sHnterposant.

Allons, point de violence; il est vieux, sans armes... Modérez-vous , Gabor !

GABOR laisse aller Idcnsteùi, Vraiment! je suis un fou de me perdre moi-même, parco que des imbéciles me prennent pour un fripon : c'est un hommage.

ULRIC, à Idenstein.

Eh bien ! qu'avez-vous ?

IDENSTEZN.

Au secours !

ULRIC

Je vous ai secouru.

IDENSTEIN

Tuez -le , et j'en conviendrai.

GABOR

Je suis calme... Je te laisse la vie.

Idenstein.

C'est plus qu'on ne vous en laissera, s'il est des juges et des tribunaux en Germanie : le baron décidera.

GABOR

Vous soutient-il dans votre accusation.''

idenstein.

Et pourquoi pas .•'

GABOR

En ce cas, qu'il coule au fond , une autre fois , avant que je l'empêche de se noyer... Mais le voilà...

STRALENHEi.M entre. ( Gabor va à lui. )

GABOR

Mon noble seigneur , me voici.

Eh bien !

GABOR

Avez-vous quelque chose à régler avec moi .'

A22 WERNER

STRALENHEIM

Et quoi donc?

GABOR

\ ous le savez , si l'eau d'hier n'a pas emporte votre mémoire; mais c'est une bagatelle. Je suis accusé, en phrases non équivoques , par cet intendant , de vous avoir volé... Est-ce vous ou lui qui m'intentez cette accusation ?

STRALENHEIM

.Te n'accuse personne.

GABOB.

\ous m'acquittez donc, baron?

STRALENHEIM

Je ne sais qui accuser, ou acquitter... je sais à peine qui soupçonner.

GABOR

Au moins devriez-vous savoir qui ne pas soupçonner. . . Je suis outragé... opprimé par ces gens à vos gages, et je m'adresse à vous pour avoir justice... Apprenez-leur leur devoir... qu'ils cherchent donc les voleurs parmi eux, s'ils veulent bien faire... mais , en un mot , si j'ai un accusateur, que ce soit un homme digne d'accuser un homme tel que moi. Je suis votre égal.

Vous !

GABOR

Oui , et votre supérieur peut-être; mais continuez... Je ne demande pas des demi-mots ni des demi-preuves ; je sens assez ce que j'ai fait pour vous, et ce que vous me devez, pour attendre mon paiement sans le prendre moi-même, si votre or me tentait. Je sais aussi que , si j'étais coupable du lâche exploit dont on m'accuse, le service que je vous ai rendu récemment ne vous permettrait pas de me po'ursuivre à mort , à moins de vouloi-r vous couvrir de honte et souiller votre écusson. Mais ce n'est rien. Je vous demande justice contre vos injustes serviteurs , et que vos lèvres démentent la sanction (|ii ils prétendent avoir reçue pour leur insolence;

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