‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 232 sur 277 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

c'est ce que vous devez à l'inconnu qui ne demande pas davantage, et qui n avait jamais songé à rien demander.

STRALENHEIM

Ce ton ressemble à celui de rinnocence.

GABOR

Parla mort!... mi en douterait, si ce n'est ceux qui ne l'ont jamais connue ?

STRALENIIEIM.

Vous vous échauffez, seigneur.

GABOR

Croyez-yous que les paroles de vos valets me convertiront en flacon ?

Ulric ! vous connaissez cet homme ? je l'ai trouvé dans votre compagnie.

GABOR

Et nous vous avons trouvé dans l'Oder : que ne vous y avons-nous laissé !

STRALENHEIM

Je vous remercie.

GABOR

Je mérite vos remerciemens ; mais j'en aurais obtenu davantage de bien des gens, peut-être, si je vous avais laissé à votre destin.

STRALENHEIM

Ulric ! vous connaissez cet homme .^^

GABOR

Pas plus que vous, s'il ne rend justice à mon honneur.

ULRIC

Je puis garantir votre courage... et votre honneur, autant que peut me le permettre notre courte liaison.

STRALENHEIM

Je suis satisfait.

GABOR , ai>ec ironie.

Facilement, il me semble. En quoi son témoignage vantil mieux que le mien ?

424 WERNER

STRALENHEIM

J'ai dit que j'étais satisfait... rien de plus... et non que vous soyez absous.

GABOR

Encore ! suis-je accusé ou non ?

STRALENHEIM

Vous devenez trop insolent... Si les circonstances et tous les soupçons parlent contre vous , est-ce ma faute ? Ne suffit-il pas que je ne mette en question ni votre culpabilité ni votre innocence ?

GABOR

Seigneur, seigneur, c'est un abus de mots, une vile équivoque : vous savez bien que vos doutes sont des certitudes pour tous ceux qui vous entourent... votre regard , une loi; le froncement de vos sourcils, une sentence; vous vous prévalez de votre pouvoir... mais prenez garde, vous ne connaissez pas celui que vous prétendez fouler aux pieds.

STRALENHEIM

Tu menaces !

GABOR

Moins que vous n'accusez... Vous m'imputez une lâche action , et je réponds par un avis plein de franchise.

STRALENHEIM

Comme vous l'avez dit , il est vrai que je vous dois quelque chose , et vous semblez disposé à vous payer vous-même.

GABOR

Ce n'est pas avec votre or.

STRALENHEIM

Non ; avec une vaine insolence. [A ses gens et à Iclenstein.) Cessez de poursuivre cet homme; laissez-le continuer son chemin. Ulric , adieu !

( Stralenheim sort avec Idenstein et ses gens. ) GABOR , le suivant.

Je le suis, et...

tjlrk; , V arrêtant.

Ne faites pas un pas.

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