ACTE DEUXIEME
rest à vous siiituul que je dois la vie... Ulric, u'ètes-vous pas blessé ?
ULRIC
l\is une égratignure.
STRALENiiEiM à Idensteùi.
Intendant, prenez des mesures pour vous assurer de cil homme ; je renonce à ma douceur : il sera envoyé à Francfort avec une escorte , dès que les eaux le permettront.
IDENSTEIN
S'en assurer ! Il a reçu son épée... et il semble en connaître l'usage; c'est son métier d'ailleui's , et moi, je suis dans le civi).
STRALENHEIM
So' ! les vingt vassaux qui vous obéissent ne sont-ils pas suffisans pour en saisir une douzaine comme lui... Allons, partez.
ULRIC
Baron , je vous supplie...
STRALENHEIM
Je veux être obéi.
inENSTEIN.
Allons, s'il le faut... vassaux, mai chez ; je suis votre chef... et je formerai l'arrière-garde... Un sage général ne doit jamais hasarder sa précieuse vie, sur laquelle tout repose... J'aime cette mode de la guerre. [Idenstein sort ai>cc ses domestiques.)
STRALENHEIM
Viens ici, Ulric... Que fait là cette femme?... Je la reconnais... c'est l'épouse de l'étranger qu'on nomme Werner.
ULRIC
(^est son nom.
STRALENHEIM
\rai!... Peut-on voir votre mari, madame ?
lOSÉPHINE.
Qui le cherche ?
428 WERNER
STRALENHEIM
Personne,,, pour le moment... Mais je voudrais vous parler, à vous seul, Ulric.
ULRIC
Je vais sortir avec vous.
JOSÉPHINE
Non, vous êtes les derniers arrives ici... on doit vous céder la place. (Elle ajoute à part à Ulric, en se retirant .•) Ulric , prends garde... souviens-toi qu'un seul mot d'imprudence peut tout perdre.
ULRIC a Joséphine.
Ne craignez rien. (^Joséphine sort.)
STRALENHEIM
Ulric, je crois que je puis me fier à vous } Vous m'avez sauvé la vie... et de semblables services font naître une confiance sans bornes.
ULRIC
Parlez.
STRALENHEIM
Des circonstances secrètes et préparées de loin (qu'il n'est ,pas opportun d'expliquer à présent) ont rendu cet homme mon ennemi, et peut-être mon ennemi fatal.
ULRIC
Qui ^ Gabor, le Hongrois "?
Non... ce Werner, dont le nom et le costume sont des déguisemens.
ULRIC
Comment cela peut-il être ? Il est jilus que pauvre... et la pâle maladie habite encore ses yeux creux. C'est un homme dénué de tout.
STRALENHEIM
Oui... mais n'importe... S'il est l'homme que je crois (et c est lui , comme le prouve tout ce que je vois et ce que je ne vois pas), il taut s'assurer de lui avant douze heures.