‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 234 sur 277 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

rest à vous siiituul que je dois la vie... Ulric, u'ètes-vous pas blessé ?

ULRIC

l\is une égratignure.

STRALENiiEiM à Idensteùi.

Intendant, prenez des mesures pour vous assurer de cil homme ; je renonce à ma douceur : il sera envoyé à Francfort avec une escorte , dès que les eaux le permettront.

IDENSTEIN

S'en assurer ! Il a reçu son épée... et il semble en connaître l'usage; c'est son métier d'ailleui's , et moi, je suis dans le civi).

STRALENHEIM

So' ! les vingt vassaux qui vous obéissent ne sont-ils pas suffisans pour en saisir une douzaine comme lui... Allons, partez.

ULRIC

Baron , je vous supplie...

STRALENHEIM

Je veux être obéi.

inENSTEIN.

Allons, s'il le faut... vassaux, mai chez ; je suis votre chef... et je formerai l'arrière-garde... Un sage général ne doit jamais hasarder sa précieuse vie, sur laquelle tout repose... J'aime cette mode de la guerre. [Idenstein sort ai>cc ses domestiques.)

STRALENHEIM

Viens ici, Ulric... Que fait là cette femme?... Je la reconnais... c'est l'épouse de l'étranger qu'on nomme Werner.

ULRIC

(^est son nom.

STRALENHEIM

\rai!... Peut-on voir votre mari, madame ?

lOSÉPHINE.

Qui le cherche ?

428 WERNER

STRALENHEIM

Personne,,, pour le moment... Mais je voudrais vous parler, à vous seul, Ulric.

ULRIC

Je vais sortir avec vous.

JOSÉPHINE

Non, vous êtes les derniers arrives ici... on doit vous céder la place. (Elle ajoute à part à Ulric, en se retirant .•) Ulric , prends garde... souviens-toi qu'un seul mot d'imprudence peut tout perdre.

ULRIC a Joséphine.

Ne craignez rien. (^Joséphine sort.)

STRALENHEIM

Ulric, je crois que je puis me fier à vous } Vous m'avez sauvé la vie... et de semblables services font naître une confiance sans bornes.

ULRIC

Parlez.

STRALENHEIM

Des circonstances secrètes et préparées de loin (qu'il n'est ,pas opportun d'expliquer à présent) ont rendu cet homme mon ennemi, et peut-être mon ennemi fatal.

ULRIC

Qui ^ Gabor, le Hongrois "?

Non... ce Werner, dont le nom et le costume sont des déguisemens.

ULRIC

Comment cela peut-il être ? Il est jilus que pauvre... et la pâle maladie habite encore ses yeux creux. C'est un homme dénué de tout.

STRALENHEIM

Oui... mais n'importe... S'il est l'homme que je crois (et c est lui , comme le prouve tout ce que je vois et ce que je ne vois pas), il taut s'assurer de lui avant douze heures.

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