ACTE TROISIÈME. i
contre les elémens que contre son voisin! N'allez pas au-delà des deux premiers détours ; je ne les ai pas franchis moimême ; mais si vous les dépassez , je ne réponds pas de ce qui peut vous arriver.
GABOB.
.le m'en souviendrai. Mille actions de grâces!
WERNER
Vous trouverez plus facilement le ressort de l'autre coté ; quand vous voudrez revenir, il cédera h la moindre pression.
GABOR
J'entre... Adieu ! Gabor entre dans le passage secret. )
vi'ERNER , seul.
Qu'ai-je fait? hélas! ce que j'aurais fait avant d'avoir les craintes qui me tourmentent. Que ce soit une expiation d<^ sauver celui qui est peut-être sacrifié pour moi... Ils viennent! ils seront obligés de chercher ailleurs ce qui sera devant eux. ( Idenstein entre avec d^ antres. )
IDENSTEIN
Il n'est pas ici ? Il a donc disparu à travers ces sombres vitiaux gothiques, par le pieux secours de ces saints, dont les images sont peintes de toutes couleurs. Le soleil , à son lever et à son coucher , éclaire toutes ces longues barbes blanches , ces croix rouges , ces crosses dorées , ces armes , ces capuchons, ces casques, ces armures, ces lances , et tous les fantastiques ornemens de ces croisées ! Braves chevaliers et saints ermites , vos portraits et voti-e renommée sont confiés à quelques carreaux de cristal dont chaque coup •de vent prouve la fragilité, semblable à celle de la vie et de la gloire... Mais notre homme n'y est plus, après toixt!
Qui cherchc/.-vous ?
IDENSTEIN
Un coquin.
WERNER
Avez-vous besoin de tant coiuir pour eu tiouver un?
438 WERNER
IDENSTEIIV.
Nous poursuivons celui qui a vole le baron.
WERNER
Etes-vous SÙ1' de l'avoir deviné ?
IDENSTEIN
Aussi sur que vous êtes ici: mais où est-il allé?
WERNER
Qui?
IDENSTEIN
Celui que nous cherchons.
WERNER
Vous voyez qu'il n'est pas ici.
IDENSTEIN
Et cependant nous avons suivi ses traces jusqu'à cette salle... Etes-vous son complice, ou donnez-vous dans lamaoie noire ?
J'agis avec franchise; c'est le moyen d'embarrasser bien des gens.
IDENSTEIN
C'est possible... J'aurai plus tard quelques mots à vous dire ; mais il nous faut maintenant continuer à chercher l'autre.
WERNER
Vous feriez mieux de commencer à présent vos interroga tionsjje pourrais bien ne pas avoir toujours la même patience.
IDENSTEIN
Je voudrais bien savoir si vous êtes réellement l'homme que cherche le baron de Stralenheim.
WERNER
Insolent, n'avez-vous pas dit qu'il n'était pas ici?
IDENSTEIN
Oui ; mais il en est un autre qui l'occupe encore davantage ; bientôt peut-être il pourra s'en emparer , giàce à un renfort digne de lui et de moi... Allons! allons, en avant, mes enfaiisjnous sonmies en défaut, ijdenslein sort avec sa àuite.)