‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 241 sur 277 · ACTE TROISIEME. i · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME. i

WERNER

Dans quel dédale ma sombre destinée m'a jeté! Une lâche action m'a été moins fatale que le crime dontje n'ai point souillé ma main. Loin de moi, démon qui t élèves dans mon cœur! tu viens trop tard... Je ne veux pas rc'pandre le san^.

( Lllric entre. )

IILHIC.

Je vous cherchais, mon père.

WERNER

JN est-ce pas dangereux:'

ULRIC

Non; Stralenheim ignore les liens qui nous imissent : bien plus... il m'envoie ici pour surveiller vos démarches , me croyant tout entier à lui.

WERNER

Je ne puis le penser ; ce n'est qu'un piège qu'il tend autour de nous , pour envelopper à la fois le père et le fds.

TJLRIC.

Je ne saurais être arrêté par chaque petite crainte, ou chanceler à chacun des doutes qui s'élèvent sur notre passage connue îles buissons... Je m ouvrirai des chemins , comme un paysan sans armes le ferait, s'il entendait les pas d'un loup dans le bois où son travail 1 appelle. Les pièges sont pour les faibles oiseaux, les aigles ne s y prennent pas; nous les franchirons , ou nous oserons les briser.

WEK.NER.

Et connnent i'

ULRlC.

Ne devine/-vous pas ;'

WERNEK

Non.

ULRlC.

Voila qui est étrange ! La ])ensée ne vous en est-elle pas venue à 1 esprit la nuit dernière;'

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