‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 246 sur 277 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

( Le passage secret. )

GABOR, seul.

J'ai compté six heures, comme une sentinelle d'avantoostes , par les tristes sons de la cloche ; cette voix du temps qui, même quand elle annonce la joie, abrège nos jouissances à chaque son , même aux jours d'hyménée ; c'est un tocsin continuel , dont chaque glas funèbre est le signal d'une espérance de moins, et de la mort de l'amour pour qui la possession est un tombeau; tandis que, si elle tinte pour le trépas d'un parent accablé par l'âge , elle résonne comme un écho de bonheur dans l'oreille de ses fils avides.

J'ai froid, je suis dans l'obscurité... J'ai soufflé dans mes doigts ; j'ai compté et recompté mes pas , et j'ai heurté delà tête contre tous les coins... excitant parmi les rats et les chavive-souris une insurrection générale, jusqu'à ce que j'aie été étourdi par le trépignement maudit de leurs pattes et le

Page 1