‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 258 sur 277 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

ULRIC

Tendre Ida , souhaitez-moi une bonne chasse , et je vous apporterai dix hures de sangliers pour servir de trophées.

IDA

Vous persistez donc ? Vous ne partirez pas j venez , je chanterai...

ULHIC.

Ida, vous serez difficilement l'épouse d'un soldat.

IDA

Je ne désire pas l'être; car j'espère que nous n'aurons plus la guerre, et que vous vivrez en paix sur vos domaines.

(^Wernei' entre , en qualité de comte SiegendorJ.)

ULRIC

Mon père, je vous salue et à la hâte, je le dis avec regret... Vous avez entendu le cor; les vassaux attendent.

SIEGENDORF

Laissez-les... Vous oubliez que c'est demain qu'on célèbre à Prague le retour de la paix ; vous suivez la chasse avec une ardeur qui vous empêcherait d'être de retour ce soir , ou du moins vous seriez trop fatigué pour vous réunir à la noblesse.

ULRIC

Vous remplirez, comte, ma place et la vôtre : je n'aime guère toutes ces fêtes.

SIEGENDORF

Non, Ulric; il ne serait pas bien que seul de toute la jeune noblesse...

IDA

Et le plus noble par sa démarche et ses traits.

SIEGENDORF, rt Ida.

Vous dites la vérité , ma lille , quoique un peu trop franchement peut-être pour une jeune fiancée... Mais, Ulric , rappelez- vous notre position. C'est depuis peu que nous sommes rétablis dans nos honneurs; croyez-moi, personne ne pourrait s'absenter sans être remarqué dans une telle cérémonie , encore moins un de nous. D'ailleurs , le ciel qui

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nous a rendu les domaines de nos aïeux à la même époque où il a accordé la paix à toute l'Allemagne, le ciel a un double droit à nos actions de grâces , d'abord pour notre pays, ensuite pour notre retour, qui nous permet d'en partager le bonheur.

ULRic, à part.

Dévot 1 qui plus est... {^A son père.) Eh bien! seigneur, je vous obéis... [A un domestique.) Ludwig, congédiez les vassaux... {Liuhvig sort.)

IDA

Ainsi donc vous lui accordez en un instant ce que je vous demanderais en vain pendant des heures entières. siEGENDORF, souriaiit.

Vous n'êtes point jalouse de moi, ma jolie rebelle! Voud riez-vous approuver la désobéissance, excepté contre vous.^ Mais ne craignez rien j vous le gouvernerez un jour avec un pouvoir plus doux et plus sûr.

IDA

Mais je voudrais gouverner déjà.

SIEGENDORF

Allez , allez gouverner votre harpe , qui , soit dit en passant , vous attend avec la comtesse dans sa chambie : elle se plaint que vous faites infidéhté à la musique...

IDA

Eh bien ! bonjour, mes généreux protecteurs! Ulric, vous viendrez m'entendre "^

tILRIC.

Tout à l'heure.

Soyez persuadé que vous préférerez mon chant à vos cors ,* soyez donc exact, etje vous jouerai la marche du roi Gustave.

ULRIC

Pourquoi pas celle du vieux Tilly "?

IDA

Ce monstre! Nouj je croirais tirer de ma harpe des gé-

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