‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 267 sur 277 · ACTE CINQUIEME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIEME

ULRIC

Prononcé par ?...

Lui. Je me tourne , je le vois , et je tombe.

TJLRIC.

Et pourquoi ? Vous a-t-on vu ?

SIEGENDORF

Je fus transporté par les soins officieux de ceux qui m'entouraient, et qui, témoins de mon évanouissement, en ignoraient la cause : vous étiez trop loin dans le cortège des jeunes seigneurs pour venir à mon secours.

ULRIC

J'y viendrai maintenant.

SIEGENDORF

Comment ?

ULRIC

En cherchant cet homme, ou... Quand nous l'aurons trouvé, qu'en ferons-nous ?

SIEGENDORF

Je ne sais.

ULRIC

Pourquoi donc le chercher?

SIEGENDORF

Parce qu'il n'est point de repos pour moi que je ne l'aie trouvé. Son destin, celui de Stralenheim et le nôtre, semblent étroitement liés; et jusqu'à... [Un domestique entre.)

LE DOMESTIQUE

Un étranger attend votre excellence.

Qui est-il?

LE DOMESTIQUE

Il n'a pas dit son nom.

SIEGENDORF

Introduisez-le néanmoins. {Le domestique introduit Ga^ hor, et s^en -va.) Ah I

486 WERNER

GABOR

C'est donc Werner?

siEGENDORF, ai>ec Jictiiteur.

Celui que vous avez connu sous ce nom ; et vous ?

GABOR , regardant Ulric et puis SiegentlorJ. Je vous reconnais tous deux : le père et le fils, à ce qu'il serable. Comte, j'ai su que vous me faisiez chercher : me voici.

SIEGENDORF

Je vous cherchais , et je vous ai trouve; vous êtes accusé (ce que votre cœur vous expliquera) d'un crime tel, que...

{Il s'arrête.)

GABOU

Parlez , et j'en subirai les conséquences.

SIEGENDORF

Ah! sans doute... à moins...

D'abord , qui m accuse ?

SIEGENDORF

Le bruit général... ma propre présence sur les lieux... la scène du crime... l'heure et toutes les circonstances se réunissent pour vous accuser, vous.

GABOR

Et moi seul! mon nom seul est-il compromis dans cette affaire ?

SIEGEITDORF.

Insolent scélérat, qui te fais un jeu de ton crime! De tous les hommes, aucun mieux que toi ne peut attester l'innocence de celui sur qui ta bouche impure voudrait fixer l'opprobre du sang... Mais je n'adresserai plus à un tel misérable d'autres paroles que celles qu'exigera la justice. Réponds d'abord et sans détour à mon accusation,

GABOR

Elle est fausse.

SIEGENDORF

Qui l'ose dire ^

Page 1