ACTE TROISIEME
ISUAEL BERTUCCIO.
Je dédaigne de leur parler. Ils auraient dû savoir qu'un cœur comme le mien est incapable de trahison. Jamais je n ai abusé du pouvoir qu'ils m'ont donné d'avancer leur entreprise par tous les moyens que je jugerais convenables. Ils auraient pu être assurés que, quel que fut l'homme que j'amènerais au milieu d'eux, il n'aurait que le choix d'être notre frère ou notre victime.
I,E DOGE
A quel choix me condamnez-vous ? car vos actions me font douter que je sois libre de choisir moi-même.
ISRAEL BERTUCCIO
Seigneur , nous aurions péri tous deux ensemble , si ces hommes imprudens ne s'étaient arrêtés ; mais voyez , ils sont lionteux de la folle impulsion d'un moment, et ils baissent la tête ; croyez-moi, ils sont tels que je vous les ai peints.... Adressez-leur la parole.
CALENDAKO.
Oui , parlez ! nous vous écoutons avec empressement.
ISRAEL BERTUCCIO , s^ adressant (lujc conjurés. Vous êtes en svlreté; bien plus, vous touchez à votre triomphe. Ecoutez donc, et apprenez que je ne dis que la vérité.