‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 61 sur 277 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

hei., vous qui nie (M'aignez et m'immolez, vous ne pourriez conserver en silence jusqu au tombeau ce que vous entendriez de moi. Le secret , quel qu'il fût, serait trop fort pour vo« âmes : laissez-le donc dormir dans la mienne , à moins que vous ne vouliez aller au-devant d'un danger qui serait le double de celui auquel vous échappez. Telle serait ma défense , si j'avais le projet et le temps de la rendre fameuse ; car les paroles de la vérité sont des choses , et celles des hommes mourans leur survivent et les vengent souvent. Laissez les miennes ensevelies dans mon sein , si vous désirez me survivre. Acceptez cet avis salutaire, et, quoique trop souvent vous ayez troublé ma vie en excitant ma fureur , laissez-moi mourir en paix... vous pouvez m' accorder cette faveur... Je ne nie rien... Je ne me défends en rien... je ne vous demande rien que mon silence et l'arrêt de la cour.

BENINTENDE

Cet aveu nous épargne la dure nécessité d'employer la torture pour arracher de vous toute la vérité.

LE DOGE

La tortiue ? vous m'y avez déjà mis journellement depuis que je suis Doge; mais si vous voulez ajouter la torture corporelle , vous le pouvez ; ces membres affaiblis par fâge céderont à l'impression déchirante du fer : mais il y a quelque chose dans mon cœur qui sera plus fort que vos chevalets.

( Un officier entre. ) l'officier.

Nobles vénitiens, la dogaresse Faliero demande à être introduite en présence de la Junte.

BENINTENDE

Parlez , pères conscrits * , sera-t-elle admise ^

UN MEMBRE DE LA JUNTE

Elle peut faire des révélations importantes pour l'État; ce motif doit nous faire écouter favorablement sa requête.

BENINTENDE

Rst-ce la volonté unanime ;*

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