ACTE CINQUIEME. j:M
loiis-la, puisque chaque niomcnt (ItM^cttc mort passagère lui «■pai;;u(' une aii<^oisse cK^diiiante.., Avant, quelle soit revenue à la Ail' , je serai avec 1 Eternel.., Appelez ses teinines... Regardons-la encore une fois... Qiu' sa main est froide! La niiciMU' sera glacée ainsi avant quelle revienne à elle... Oh! prenez d elle un ti'ndre soin, et recevez mes dernières actions de grâces... Je i^iûs yivct. (^ Les suira/iti's (VAnginlina entrent et entourent leur niaitresse ei'a/ioui'e. Le Do<^e sor1 aeeompagné des gurdes. )
SCKiXK III.
[La cour du palais ducal, dont les portes extérieures sont fermées de peur que le peuple ne s'y introduise.)
LE DOGE e/itre ivvctu du cost urne dr sa di<>iiilé. — Il s'avance
au milieu du conseil des Di.r , et dautres patriciens suivis par des ga?-des , jusqu'à F escalier du Géant [oii le Doge jurait fidélité (i f'enise). C'est la que F exécuteur de la justice se tient avec sa hache,'— 'En arrivant un cluj des Dix dépouille la te te du I-oge de la loque ducale.
LE DOGI"
Ainsi donc le Doge n'est plus , et je suis enfin redevenu Marino Faliero: il m'est agréahle de lètre, quoique ce ne soit que pour un inonuMit. (J'cst ici que je fus couronné. Soismoi témoin , o ciel ! que je sens plus de joie en renonçant à cette brillante illusion , à ce diadènu* dérisoire , que je n en éprouvai en recevant pourl.i pi-eniière hiiscet ornement fatal.
L\ .AIKMItr.F. nu CONSKIL Drs DIX.
Tu trembles , Faliero !
LK DOGr.
C'est donc l'effet de l'à<re ^
liEMNTKM)E.
E.diero , u'as-tu plus rien à recommander au Sénat, qui soit conqwtible avec l,i justice?