‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 79 sur 277 · FIN DES NOTES DE MARINO FAI.IEUO · texte numérisé non relu

FIN DES NOTES DE MARINO FAI.IEUO

L'auteur de V Esquisse descriptive de l'Italie , l'un des mille voyages publiés dernièrement, paraît prendre à cœur de repousser l'occasion possible d'un plagiat fait à Childe-Harold ou à Beppo. Voy. page iSg, vol. IV. Il ajoute qu'une pareille ressemblance ne pouvait provenir davantage de ma conversation ; car , dit-il , il a plusieurs fois refusé de m'ctre présente tandis que j'étais en Italie.

J'ignore quel est l'auteur de ces esquisses : mais il aiu-a probablement été trompé par ceux qui lui ont offert plusieurs fois de me le présenter, car j'ai constamment refusé de recevoir quelque Anglais que ce fût , excepté mes anciennes connaissances, même avec des lettres d'Angleterre: si cette assertion n'est pas une pure invention , je prie cette personne de se dissuader qu'elle eût pu être introduite auprès de moi , car il n'y a rien que j'aie évité avec plus de soin que la société de ses compatriotes , excepté celle du petit nombre de ceux qui résidaient depuis long-temps à Venise, ou que j'avais connus auparavant. La personne qui lui fit une pareille offre n'était pas moins impudente que le serait celui qui avancerait une pareille assertion si elle était fausse. Le fait est que j'ai toujours repoussé tous rapports avec les voyageurs anglais, comme mon ami le consul général Hoppner et la comtesse Benzoni ( dont la société est celle qu'ils fréquentent le plus) pourraient l'attester si cela en valait la peine; j'étais persécuté par ces faiseurs de voyages jusque dans mes promenades à cheval au Lido, au point d'être obligé de faire les plus désagréables circuits pour les éviter. Chez madame Benzoni , j'ai refusé constamment de leur être présenté; sur un millier de personnes qui m'ont fait solliciter, je n'en ai reçu que deux, et c'étaient deux dames irlandaises.

Je ne me serais pas abaissé à publier de pareilles bagatelles, si l'impudence de ce faiseur d'esquisses ne m'eût obligé à réfuter une assertion mensongère et

iinperlinente... C'est mon seul motif; car qu'importe au lecteur de savoir que l'auteur a constamment refusé d'être présenté à qui que ce soit, lors même que cela serait vrai ? elles raisons que j'en ai données le rendent au moins possible. En exceptant les lords Lansdowne, Jersey et Lauderdale , M. W. Scott, Hammond, sir Humphrey Davy , feu M. Lewis, W. Banks, M. Hoppner, Thomas Moore, lord Kinnaird , son frère , M. Joy et M. Hobhouse , je ne me rappelle pas avoir échangé une seule parole avec un Anglais depuis que j'ai quitté l'Angleterre ; et tous ceux que je viens de citer étaient d'anciennes connaissances: quant aux autres (et Dieu sait comme ils venaient par centaines avec leurs lettres et leurs cartes de visites) , j'ai toujours refusé de communiquer avec eux , et je serai heureux et fier quand ils renonceront au désir de me voir.

SARDANAPALE

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