‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 87 sur 277 · ACTE PKKMIEK · texte numérisé non relu

ACTE PKKMIEK

loiilc la splciidciw (le son sang, le lespeet , le st>iii des héritiers «le la couronne, les honnnages <•( 1 apanage; de la souveraineté. Je lepotisai coiiMiie tont les nionarunes... poiu' l'Etat, et je l'aimai comme la plupart xles époux aiment leurs femmes. Si elle, ou toi, vous supposiez que je pouvais rester enchaîné à ma compagne comme un paysan chaldéen à la siernie,vous ne connaissez ni moi , ni les princes, ni les hommes.

SALEMÈNES

Je t'en prie , changeons d'entretien : mon sang méprise la plainte , et la sœur de Salemènes ne réclame point un amour forcé, même du roi d'Assyrie; elle ne daignerait même pas partager sa tendresse avec des courtisanes étrangères et des esclaves ioniennes : la reine garde le silence.

SARDANAPALE

Et pourquoi son frère ne le garde-t-il pas comme elle ?

SALEMÈNES

Je ne suis ici que l'interprète de l'empire. Celui qui le néglige long-temps ne tardera pas à cesser de le gouverner.

SARDANAPALE

Esclaves ingrats ! ils murmurent, parce que je n'ai pas versé leur sang, parce que je ne les ai pas conduits dans les déserts poiM- les y faire mourir de soif par myriades, ou, sur le bord du Gange, pour It; blanchir de leurs ossemens... Ils nnirmurent, parce que je ne les ai pas décimés par des lois barbares; parce que je n'ai pas fait construire, au prix de leurs sueurs , des pyramides ou les remparts de Babylone.

SALEMÈNES

Ce sont pourtant là des trophées plus dignes d'un peuple et de son roi que des chansons, des concerts, des festins, des concubines , des profanations et le mépris des vertus.

SARDANAPALE

Pour mes trophées , j'ai fondé des vUles ; Tarse et Anchiale ont été bâties en un jour... qu'aurait pu faire de plus cette reine altérée de sang, mon aïeule guerrière, la chaste Sémiramis , excepté de les détruire i*

158 SAllDANAPALE.

SAI.EMÈNES.

Oui , je reconnais ton mérite dans la fondation de ces villes fruits d'un caprice , et connues surtout par des vers qui les déshonorent , elles et toi , dans les siècles à venir.

SARDANAPALE

Me déshonorer ! par Baal ! ces villes , quoique bien bâties, ne valent pas les vei^s. Dis tout ce que tu voudras sur mon genre dévie, mais rien contre la vérité de cette courte inscription. Comment donc ! ces trois lignes contiennent l'histoire du monde ; écoute :

LE ROI SARDANAPALE, FILS DAKACl KDARAXES ,

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